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Delépine Samuel
Roms en bidonvilles à Angers: des habitants à part (entière) ?
Depuis plus de vingt ans des bidonvilles et des squats majoritairement occupés par des Roms roumains sont visibles dans l’agglomération d’Angers comme dans d’autres métropoles françaises. Au gré des expulsions ces lieux de vie précaires évoluent, se déplacent et plus rarement se stabilisent. Les approches pour une résorption de ces bidonvilles, puisque tel est l’intitulé de la politique gouvernementale dédiée aujourd’hui, sont multiples et parfois contradictoires. Entre humanité et rejet, droits des étrangers et habitants du territoire, renouvellement des lieux de vie et code de l’urbanisme, ce sujet éminemment politique est très complexe.
For more than twenty years, shanty towns and squats inhabited mainly by Romanian Roma have been visible in the Angers conurbation, as in other French cities. As evictions take place, these precarious settlements evolve, move on and, more rarely, become established. The approaches to phasing out these shantytowns – as the current government policy is titled – are varied and sometimes contradictory. Caught between compassion and rejection, the rights of foreign nationals and those of local residents, the regeneration of living spaces and planning regulations, this eminently political issue is highly complex.