A travers l’exemple de l’aviculture amateur, il s’agit de présenter une géographie sociale et culturelle de la relation aux poules en expliquant comment cette dernière s’est construite socialement et spatialement et comment les hommes font passer ce « dinosaure à plumes » d’un poulet prêt-à-cuire à une poule prête-à-aimer.
En articulant approches historiques et sociologiques, on propose de mettre à jour les spatialités de l’aviculture amateur entre réseaux associatifs, maillage des races et réintroduction des animaux dans les villes. Ces agricultures multiples participent à réinterroger les oppositions classiques entre nature et culture, amateur et professionnel, urbain et rural, individus et sociétés. Ce faisant il s’agit de contribuer à une géographie humanimale qui interroge la manière dont les hommes et les animaux forment société et coproduisent les espaces.