Ce projet pédagogique en audiovisuel des étudiants de MASTER 1 ETTAP (Environnement, Territoire, Transitions, Aménagement et Participation) 2024-2025, de l’Université d’Angers, explore les liens complexes entre paysages et eau à travers des vidéos réalisées sur plusieurs plans d’eau de l’agglomération d’Angers. Les 5 vidéos montrent que « évaluer » la qualité d’eau de surface (lac, plan d’eau,…) à travers celle des paysages qui l’environnent est un exercice très délicat. Mais une chose est sûre, la « subjectivité » des regards, le type des usages et l’évolution des contextes paysagers des plans d’eau influent nos appréciations de notre environnement. Ce travail s’inscrit dans la suite du projet de la promotion de l’an dernier, 2023-2024, portant sur La nature en ville : eau, végétation et douceur angevine - regards audiovisuels des étudiants du M1 ETTAP sur la nature en ville.
Cet article présente le récit de migrations difficiles, dangereuses et complexes. Il a été possible grâce aux bénévoles et salariés d’associations d’aide aux demandeur.ses d'asile coordonnés par France Terre d’Asile. Fuyant la répression, les conflits, la grande pauvreté, près d’un millier de demandeur.ses d'asile, fraction du flux annuel national d’environ 170 000 personnes, s’inscrit chaque année à Angers, 990 en 2024, dont 40 % environ viennent d’Afrique subsaharienne. Ils y résident, parfois provisoirement, en attente de « papiers », parfois définitivement quand ils les obtiennent et puis y travaillent. Ce sont des « néo-Angevins » qui participent aux dynamiques locales ainsi qu’à la « douceur angevine ». La parole est donnée ici à Sébastien, qui vient du Cameroun.
Dans un cadre d’un projet pédagogique, les étudiantes et étudiants de MASTER Projet et Développement Touristique des Destinations et MASTER Management des Organisations Touristiques et Digital de l’ESTHUA (Institut national de tourisme – INNTO) de l’Université d’Angers, promotions 2024-2025, ont entrepris de réaliser une carte USE-IT de la ville d’Angers, c’est-à-dire une carte touristique à destination des jeunes voyageurs internationaux. Pendant un semestre, ils et elles ont documenté les lieux préférés des jeunes angevines et angevins grâce à une enquête auprès de 300 personnes de 18 à 26 ans, rédigé des textes en anglais, créé deux cartes d’Angers (une carte du jour et une carte de la nuit), cherché des financements, réfléchi à des idées de design et de graphisme et ont finalement créé la première carte USE-IT d’Angers, avec l’aide de l’équipe enseignante et d’une graphiste professionnelle. Une année plus tard, la première carte USE-IT Angers est éditée et diffusée auprès des jeunes étudiants nationaux et internationaux d’Angers. Elle devra également toucher les publics de jeunes travelers de passage ou en séjour dans la ville et dynamiser l’ensemble des lieux et acteurs locaux afin de révéler les atouts d’une ville jeune, étudiante et multiculturelle.
« Reconnue régulièrement Ville la plus verte de France, Angers s’appuie sur un patrimoine paysager unique : une densité d’espaces de nature deux fois plus importante que la moyenne nationale, un investissement continu pour la création et l’entretien zéro phyto des espaces verts »(Extrait de la page Internet de Destination Angers). Comment faut-il lire ces palmarès souvent très à l’avantage de la cité du Roi René ? Dans un ouvrage stimulant sur l’idée de « qualité » et les démarches de labellisation/quantification dont elle est l’objet, un essayiste remet en cause la capacité des indicateurs à quantifier les qualités et argumente de la nécessité de les « libérer » des normes standardisées (Chabot).
À partir des données des Îlots Regroupés pour l’Information Statistique (IRIS) de l’INSEE, en 2020, et de la BD TOPO de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN), il est possible de calculer le nombre d’habitants par bâtiment dans la ville d’Angers. Ces calculs à l’échelle du bâtiment permettent de cartographier la densité de population à une échelle fine. Nous proposons une typologie en fonction du nombre d’habitants dans chaque bâtiment et de la surface habitable en mètres carré.
Angers, comme de nombreuses villes françaises, est de plus en plus exposée aux vagues de chaleur liées au changement climatique. Cette planche explore le risque de canicule à l’échelle de la commune, en mettant particulièrement l’accent sur les Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPPV), souvent plus vulnérables face à ce phénomène. Elle vise à identifier à travers l’analyse de données multi sources les disparités territoriales en matière d’exposition et de vulnérabilité.
Appuyé sur une enquête de terrain menée à Angers entre 2019 et 2023 (Elbichr, 2024), cet article propose une lecture spatiale des pratiques de sociabilités des migrants marocains et de leurs héritiers. Nous incluons ici les héritiers de l’immigration dans la catégorie de population migrante, bien qu’ils soient nés et/ou socialisés en France. Ce choix s’appuie sur la manière dont cette population est socialement perçue et catégorisée, et non sur une définition juridique ou légale du terme « migrant ». À partir de témoignages et d’observations menées sur plusieurs sites, il s’agit ici de montrer comment les pratiques sociales et spatiales varient selon les générations en migration, et comment ces variations traduisent à la fois des héritages culturels, des aspirations identitaires et des stratégies d’appropriation urbaine différenciées.
En 2022, 18,1 % des surfaces agricoles d’Angers Loire Métropole sont des surfaces en agriculture biologique contre 10,7 % sur le territoire national (Agence Bio). Les surfaces agricoles en agriculture biologique recensées dans le Registre Parcellaire Graphique (RPG) sont en augmentation entre 2019 et 2023 dans l’agglomération d’Angers, passant de 4 326 ha en 2019 à 5 471 ha en 2023 (+26,5 % en 5 ans). Elles concernent principalement des prairies, permanentes et temporaires dans les zones humides des Basses Vallées Angevines sur la commune de Briollay, mais également une partie de vignes, dans les communes de Savennières et Soulaines-sur-Aubance.
De nombreuses recherches ont été conduites en France sur les jardins familiaux à partir des années 1990. Depuis les années 2000, l’attention a davantage été portée sur les jardins associatifs et partagés. A l’exception de quelques-unes, peu d’études ont concerné les potagers domestiques, c’est-à-dire ceux qui se situent dans les jardins des maisons individuelles. Ce dernier type de potagers est particulièrement difficile à appréhender car aucune base de données ne les identifie. Pourtant, notre recensement répertorie un peu plus de 5 000 potagers domestiques dans l’agglomération d’Angers, totalisant environ 17 hectares.
Angers a bénéficié au terme d’un long processus d’un premier plan d’urbanisme, approuvé en 1934 et déclaré d’utilité publique en 1936. Du fait du second conflit mondial et des nouveaux enjeux de la reconstruction qui suivit, le plan n’a pu être véritablement appliqué. Cependant, certaines orientations ont été suivies dans les documents d’urbanisme élaborés durant les Trente Glorieuses. Surtout, ce premier document a servi en quelque sorte de laboratoire d’initiation à la planification urbaine.
Dans un contexte de forte tension du marché immobilier à Angers (voir planche sur la nouvelle géographie résidentielle des étudiant-es), quelles options s’offrent aux étudiant-es ? Dans quelle mesure le recours à l’offre de résidences étudiantes privées ou à la colocation constitue, ou non, des issues pour celles et ceux qui risqueraient sinon de rester au pas de la porte ?
Il y a quinze ans plusieurs enquêtes quantitatives ont été menées auprès des étudiant-es inscrit-es en premier cycle à l’Université d’Angers. Cette démarche pluridisciplinaire, qui a abouti à la publication d’un ouvrage collectif (Gaillard, Rexand-Galais, 2017), a permis d’explorer plusieurs thématiques structurantes de la vie étudiante. Concernant la question du logement, le géographe Christian Pihet mettait en avant un « marché immobilier assez détendu » et une « géographie bipolaire » liée à la place des campus en centre-ville et sur le quartier de Belle-Beille (Pihet, 2017). Mais qu’en est-il une dizaine d’années plus tard ? Dans quelle mesure l’offre de logement a-t-elle évolué ces dernières années ? La réactualisation en 2022-2023 des questionnaires administrés en 2008-2009 et 2011-2012 nous permettra de répondre à ces différentes questions.
À partir des fichiers locaux sociaux et fiscaux (FILOSOFI) de l’INSEE, il est possible de calculer des seuils de pauvreté à l’échelle fine de carrés de 200 x 200 mètres. Ils permettent de cartographier la pauvreté économique. Pour cette seconde planche sur la pauvreté à l’échelle de l’Aire d’Attraction de la Ville et de la ville d’Angers, nous proposons une typologie des carreaux avec plus de 18% de pauvreté dans l’aire d’attraction et la ville angevine : cela représente le double de la moyenne départementale en 2020 et 15% des carreaux du département.
Quels regards apportent les étudiant.e.s du MASTER 1 ETTAP sur l’eau et la végétation comme élément de qualité de vie dans la douceur angevine ? Ces regards s’organisent autour de trois aspects : la place de l’arbre comme facteur de qualité de vie dans la ville, les impacts problématiques à la qualité de vie inhérents aux pratiques des habitants, et les rivières comme ressources à préserver.
L’Indice de Fragilités Numériques (IFN) a été conçu en 2019 par la MedNum (Coopérative nationale des acteurs de la médiation numérique) pour servir de première approche dans l’identification des territoires exposés aux risques de fragilité face à la dématérialisation croissante des procédures administratives. Nous vous invitons, à travers cette planche, à découvrir les fragilités numériques des communes du Maine-et-Loire ainsi que des dix quartiers de la ville d’Angers.
La géographie électorale explore les dynamiques territoriales des comportements politiques et électoraux. Elle permet de comprendre comment des caractéristiques géographiques, sociales et économiques influencent les choix électoraux des citoyens. A cet égard le vote est un « indicateur social synthétique » (Renard, 1989). Cette planche se propose d’analyser la géographie électorale d’Angers à partir des scrutins postérieurs à 2017, année charnière d’une « révolution électorale » source d’une recomposition politique qui se poursuit après l’élection d’Emmanuel Macron.
Alors que la gastronomie est considérée comme un facteur clé du développement urbain et du positionnement géographique relatif des villes dans la hiérarchie urbaine (Etcheverria, 2019), comprendre la géographie des restaurants est déterminant. Notre étude vise à explorer la répartition spatiale des restaurants et en déduire les dynamiques sous-jacentes. À travers une approche méthodique, nous avons analysé les données issues de 69 IRIS de la ville d’Angers, en utilisant des techniques de classification hiérarchique par similarité. Instruire la géographie des restaurants permet de mettre en évidence des logiques et des stratégies de localisation, possiblement utiles pour les décideurs politiques et les urbanistes (Fadel, 2022).
Les jardins urbains collectifs, de types variés à Angers (jardins familiaux, partagés, d’insertion, thérapeutiques, pédagogiques, vergers libre cueillette et fermes urbaines) font l’objet d’un fort engouement, avec une forte demande des habitant.e.s, un nombre croissant de création depuis les années 2000 et une diversification. Répartis sur tout le territoire communal, les objectifs alimentaires de ces jardins visent aujourd’hui aussi le renforcement du lien social et du sentiment d'appartenance et de l’appropriation de l’espace public par les habitant.e.s.
Les douze jardins familiaux à Angers ont une fonction essentiellement vivrière pour leurs usagers. Ils représentent plus de 1 200 jardiniers et jardinières sur la commune. Les premiers jardins familiaux ont été créés dans les années 1960. Après une pause de plusieurs décennies, ils ont été redécouverts au début des années 2000 et connaissent désormais un certain engouement avec la création et l’extension de plusieurs nouveaux jardins, notamment dans le nouveau quartier des Hauts-de-Saint-Aubin et avec l’agrandissement des jardins de Balzac à Belle-Beille.
À partir des fichiers locaux sociaux et fiscaux (FILOSOFI) de l’INSEE, il est possible de calculer des seuils de pauvreté à l’échelle fine de carrés de 200 x 200 mètres. Ils permettent de cartographier la pauvreté économique et donc de déceler des dynamiques de concentration, relégation voire ségrégation dans des quartiers de la ville, voire des communes à une échelle plus large.