Trois jours d'échange et de réflexion autour des enjeux liés à ces dispositifs sociotechniques, en France et à l'international :
- 27 avril – Journée d’étude, Université d’Amiens (Citadelle)
- 28 avril – Visites d’installations de traitement des déchets (Amiens → Le Mans)
- 29 avril – Journée de conférences, Le Mans Université – Lieu Totem de Rudologie
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𝐸́𝑣𝑒̀𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠é 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑃𝐸𝑃𝑅 "𝑅𝑒𝑐𝑦𝑐𝑙𝑎𝑔𝑒, 𝑅𝑒𝑐𝑦𝑐𝑙𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑅𝑒́-𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠", 𝑝𝑟𝑜𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑝𝑖𝑙𝑜𝑡é 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝐶𝑁𝑅𝑆, 𝑒𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑡𝑖𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 2030 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓 "𝐶𝑜𝑚𝑝𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑀𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑑'𝐴𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟".
Présentation du séminaire :
Les déchets sont, dans leur vision hygiéniste, des objets encombrants, dangereux ou contaminants qu’il faut tenir à distance des espaces habités. Leur prise en charge repose sur un ensemble d’infrastructures destinées à les collecter, les transporter et les transférer vers d’autres systèmes responsables d’en assurer le traitement. Parfois sans infrastructure, ce rôle revient alors à la nature. Pourtant, les infrastructures ne sont pas de simples tuyaux dans lesquels transitent des matières résiduelles. En tant que dispositifs sociotechniques (Coutard et Rutherford, 2016), elles transforment les pratiques, reconfigurent les relations hiérarchiques entre les groupes et redessinent l’organisation des
espaces.
Ce constat, valable pour l’ensemble des infrastructures, l’est sans doute encore davantage pour celles qui prennent en charge les déchets, tant ces objets sont liés aux questions d’ordre. Interroger l’ordre rudologique (Barbier, 2021) et ses infrastructures revient ainsi à examiner les tensions qui traversent plus largement l’organisation des sociétés. L’implantation d’une nouvelle infrastructure de gestion des déchets ne se fait jamais sur un territoire vierge : elle doit composer avec, s’intégrer, se superposer ou supplanter un ordre rudologique institué. Comment s’imposent avec elle de nouvelles normes, représentations et pratiques, mais également de nouvelles formes d’exploitation, de domination et de relégation, et donc de résistance ? Peut-on parler d’une colonisation par les infrastructures, et de quelle nature serait-elle ? En n, comment les infrastructures contribuent-elles à redéfinir, voire à inventer, les déchets eux-mêmes, notamment pour alimenter une économie circulaire structurée par les logiques du capitalisme industriel ?
Dans cette mise en perspective des infrastructures et des déchets, quatre thématiques peuvent être identifiées : .
- Production de résidus par les infrastructures
- Rayonnement du potentiel détritique des infrastructures
- Infrastructures et structuration des relations entre groupes sociaux
- L’invention des déchets par les infrastructures