Motion relative aux mobilisations sociales, lycéennes et étudiantes
Motion du laboratoire – UMR 6590 Espaces et Sociétés (ESO) relative aux mobilisations sociales, lycéennes et étudiantes
Nous, unité mixte de recherche Espaces et Sociétés (UMR 6590 ESO), exprimons notre pleine solidarité avec les revendications légitimes des lycéen.nes et des étudiant.es, portant sur leurs conditions de formation, sur les moyens et sur l'encadrement dont i.elles disposent, ainsi que sur des modalités d'orientation, le coût (et coûts différenciés pour les étudiant.es étrangèr.es), les conditions d’accès aux formations, sources d'anxiété et (re)productrices d’inégalités.
Nous condamnons la répression brutale de ces mobilisations. Comme nous condamnons la dissuasion du droit à manifester par les fermetures administratives préventives d'établissements, qui entravent l'expression comme l'écoute des revendications.
Plus largement, nous nous alarmons des décisions budgétaires qui, de l'école à l'université, fragilisent l'avenir de la jeunesse et, avec lui, celui de l'ensemble de la société. Nous dénonçons enfin la dégradation profonde des conditions de travail, de recrutement (suppressions de postes, non renouvellement des départs en retraite ou mutations, démissions : dans ce contexte quelle place donne-t-on aujourd’hui aux jeunes ?) et de rémunération de l’ensemble des personnels de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Nous tenons également à déplorer les dégradations commises dans des locaux d’enseignement, de recherche, de travail. Nous souhaitons ainsi apporter notre plein soutien aux collègues comme aux étudiant.es ainsi empêché.es, et souligner combien chacun.e est investi.e malgré les contraintes de sous-dotations et sous-équipements auxquelles nous sommes confronté.es.
L'UMR 6590 ESO appelle donc le gouvernement comme les candidates et candidats à l'élection présidentielle à investir massivement, et par des financements pérennes, dans l'enseignement et la recherche publics, seule voie pour enrayer la dégradation de la formation dispensée à la jeunesse et préserver les avancées scientifiques de notre pays pour répondre aux enjeux sociétaux majeurs du moment. L’unité demande l’abandon des politiques publiques qui soutiennent l’actuelle dégradation. L’unité fait appel à l’ensemble des collègues titulaires, contractuel.les, doctorant.es à poursuivre et amplifier la mobilisation pour s’opposer à la destruction en cours des services publics.
Angers, Caen, Le Mans, Nantes et Rennes.
Lundi 12 octobre 2026