Accueil du site > Formation à la recherche > Thèses soutenues
Thèses soutenues
| 2013 | 2012 | 2011 | 2010 |
| 2009 | 2008 | 2007 | 2006 | 2005 | 2004 | 2003 | 2002 | 2001 | 2000 |
| 1999 | 1998 | 1997 | 1996 | 1995 |
| 2013 ▲ |
QUINTERO OscarRacisme et discrimination à l’université.Lectures croisées des sociétés française et colombienne à partir de l’expérience vécue des étudiants noirs à Paris et Bogota Rennes 2, université Résumé : L’étude sociologique des inégalités sociales dans l’enseignement supérieur a été principalement développée à partir de catégories classiques comme celle de « classe sociale ». L’étude de l’enseignement supérieur à partir d’une approche « ethno-raciale » est toujours inédite, en France comme en Colombie. Le propos de cette thèse est d’étudier les discriminations raciales et le racisme dans l’enseignement supérieur, ainsi que leur influence sur la (re)production des inégalités sociales et éducatives qui affectent les minorités racialisées dans les deux pays. Il s’agit d’une enquête sociologique qualitative, avec une approche comparative entre deux sociétés différentes, en France et en Colombie, à partir de l’étude du vécu d’étudiant.e.s noirs, hommes et femmes, à Paris et à Bogota. La thèse cherche à identifier les processus de discrimination systémique auxquels doivent faire face les étudiant.e.s noir.e.s, comment le racisme quotidien se manifeste dans les universités françaises et colombiennes, comment les expériences de discrimination raciale sont vécues et appropriées par les étudiant.e.s interviewé.e.s, et comment elles influent sur leurs trajectoires éducatives et sociales. Enfin, les différences ou similitudes identifiables entre la France et la Colombie constituent un autre enjeu majeur de la thèse. Mots clefs : racisme, discrimination raciale, enseignement supérieur, Colombie, France, étudiants noirs, expérience vécue. |
| 2012 ▲ |
ALHASKEER ZiadAnalyse spatiale cartographique de la structure des paysages de valléesÉvaluation de la dynamique des paysages de vallées du bassin versant de la Maine à partir de la télédétection et de SIG Le Mans, université Résumé : Les vallées du bassin versant de la Maine forment des paysages diversifiés soumis à des enjeux multiples (étalement urbain, activités agricoles, boisements). Les interactions entre l’eau et les activités humaines présentent une certaine variabilité. Pour rendre compte les caractéristiques des vallées, de leurs diversités et de leurs singularités, la recherche se base sur les descripteurs objectifs (matériels) en utilisant d’une approche multiscalaire et reproductible. Une typologie des types de vallées est réalisée en appuyant sur une approche morphologique (MNT/analyse spatiale) pour caractériser les formes morphologiques de vallées et une approche des modes d’occupation du sol (traitement d’images LANDSAT ETM+7) pour renseigner les types des couvertures du sol. 23 types des paysages de vallées sont identifiés. La typologie met surtout en évidence la diversité de paysages de vallées souvent négligées par les approches classiques. La confrontation des résultats de cette typologie avec les atlas des paysages révèle l’importance et la validation des types de vallées. Un suivi des changements dans les vallées du bassin versant de la Maine est mesuré, à partir d’images LANDSAT TM 1984 et ETM 2003, en utilisant les outils géomatiques (télédétection, le SIG et techniques géostatistiques). Les méthodes et les procédures adoptées dans cette recherche étaient la cartographie des couvertures d’occupation du sol, la soustraction d’indicateurs et la cartographie des changements. Les vallées intermédiaires sont les vallées les plus soumises aux changements, mais, au contraire, les vallées remarquables (Gorges, vallées très encaissées et les basses vallées) sont les vallées les moins soumises aux changements. La détection des changements par types de vallées met en avant l’intérêt de combinaison d’approche morphologique et d’approche d’occupation du sol et ce qui permet de montrer l’influence de nature des reliefs à l’évolution d’occupation du sol. La confrontation des types de vallées avec les politiques paysagères permet de mettre en évidence le rôle des acteurs dans la gestion de ces espaces. Ainsi, le travail avec d’autres types des données, d’autres zones et avec une échelle plus fine permet de valider les résultats tirés des vallées du bassin versant de la Maine. Mots-clés : vallée, paysage, morphologie, occupation du sol, télédétection, SIG, analyse spatiale, dynamique. AUDINET LaetitiaDynamiques des destinations touristiques : l’exemple de la Vendée et de la Costa del SolAngers, université Résumé : Comment envisager la pérennité des espaces touristiques dans le temps ? L’analyse des dynamiques d’évolution des espaces s’appréhende traditionnellement au travers des théories et des concepts. Á travers l’éclairage de deux littoraux issus du modèle économico-touristique de masse, cette thèse souhaite enrichir le débat en plaçant le système d’acteurs du tourisme localisé au centre de l’analyse dans une perspective plus large de gouvernance. Les résultats issus d’une série d’entretiens menés sur le littoral vendéen et le littoral de la Costa del Sol illustrent le poids de l’acteur public dans la structuration des espaces et l’affinement du positionnement des lieux. Les stratégies adoptées concernent le marketing territorial avec la diversification de l’offre touristique ou encore la thématique identitaire des lieux. Par ailleurs, les choix pris par le système d’acteurs sont partiellement contraints puisqu’ils s’exercent dans un contexte donné et à un moment donné, marqués en particulier par des processus comme l’évolution des pratiques de tourisme et de loisir, le développement des mobilités résidentielles à destination des littoraux ou encore le vieillissement de la population de ces espaces. Aussi, chaque lieu est unique et connaît une évolution touristique propre, dépendant à la fois de l’implication du système d’acteurs, des stratégies adoptées et des processus ayant cours. AVRY LoïcAnalyse des conflits territoriaux par les représentations spatiales. Une méthode cognitive par les cartes mentalesRennes, université de Rennes II Résumé : Les conflits de territoire qu‟ils soient des conflits d’aménagement, des conflits environnementaux, ou des conflits d’usage, sont en augmentation constante ces dernières années, retardant ou annulant souvent de multiples projets. Plusieurs travaux ont mis en évidence les rapports complexes entre conflit et territoire, mais peu d‟entre eux ont tenté de remettre les différents acteurs à égalité dans la prise en compte de leur parole territoriale.Cette thèse cherche à comprendre la place réelle prise par le territoire dans les discours d’acteurs à l’occasion de conflits de territoire. Trois études de cas ont été mobilisées pour tenter d‟éclairer cet aspect. La première étude porte sur le conflit autour du projet d’aéroport international de Notre Dame des Landes, la seconde compare les conflits liés à l’implantation de centres d’enfouissement de déchets en Bretagne et la troisième analyse le conflit d’usage de l’hypercentre rennais à l‟occasion des soirées du jeudi.La question des échelles de mobilisation et des arguments mobilisés a été étudiée sous l‟angle de l’analyse des représentations des acteurs. Nous avons interprété la parole des différents acteurs, ceux que l‟on peut qualifier de " profanes " et les " experts " ou décideurs en les positionnant sur le même objet de départ : le territoire du projet. Nous avons aussi cherché ce qui pourrait permettre de nouvelles médiations entre ces deux savoirs par une compréhension des convergences et divergences dans les différents discours.Pour ce faire, nous avons principalement mobilisé un outil appelé " carte mentale ". Nous avons au préalable défini précisément les contours de l’objet, puis bâti une méthodologie d’exploitation qui n‟existait pas jusqu‟à présent. L‟étude des représentations par l‟outil mobilisé a permis indubitablement de mieux comprendre la place réelle des arguments territoriaux dans le discours des opposants et nous avons réussi à reconfigurer de nouveaux systèmes d’acteurs, ainsi que des modèles territoriaux complexes.A partir de ces modèles nous avons alors cherché à bâtir une synthèse globale du conflit que nous avons appelée la " belliforme ", qui pourrait être le point de départ de nouveaux processus de concertation territoriale en amont mais aussi en aval de la décision territoriale. Plus globalement, nous avons posé la question du rôle clé que pourrait jouer une cartographie davantage centrée sur les acteurs que sur les projets dans la compréhension des interactions dont les territoires et les conflits se nourrissent mutuellement Mots-clés : Cartes mentales – Conflits – Concertation. BARBE FrédéricGéographie de la bibliothèque mondiale, les échelles de la littératieRennes, université de Rennes II Résumé : La bibliothèque mondiale est le système spatialisé complexe de tous les textes disponibles dans le monde. Aujourd’hui saisie par la révolution numérique et le multimédia, elle est pourtant construite à partir d’une figure ordinaire : la bibliothèque de livres. Dans un usage redéfini pour la géographie, la littératie désigne les pratiques et les politiques publiques de lecture-écriture. La bibliothèque mondiale et la littératie sont deux objets ordinaires de la géographie et nous proposons de les prendre au sérieux en y travaillant la question des échelles et des mobilités : le niveau national est-il toujours le niveau d’organisation dominant des littératies dans le monde ? Quels y sont les devenirs voisins aux échelles infra et supra-nationales ? Pour dépasser une approche trop abstraite, nous avons fortement sollicité la parole des acteurs à travers l’entretien, dans une démarche de recherche-action et de neutralisation de la croyance littéraire. À la manière des New literacy studies, nous avons multiplié les petits terrains dans un inventaire géographique des formes et des niveaux scalaires (bibliothèques embarquées, Aran, provincialismes, prix Nobel). Nous avons également enquêté dans deux États-nations, le Mali et la Corée du Sud, choisis pour leur écart au modèle français. Le jeu scalaire observé montre que la mondialisation de la littératie se développe de manière très différenciée selon les espaces, en fonction notamment du projet national. La torsion de ce niveau autrefois central libère/contraint les acteurs : les dynamiques multi-niveaux permettent alors d’interpréter les fonctionnements complexes. L’aménagement culturel est une question politique multiscalaire. échelles – littératie – bibliothèque – Corée – Mali – livre – informel – soft power – francophonie – langues nationales – édition – éducation – Nobel – Aran – provincialisme – carte mentale – écriture – mondialisation BERGER MorganAccessibilité aux soins des hémophiles en BretagneRennes, université de Rennes II Résumé : L’hémophilie est une maladie héréditaire rare qui affecte la coagulation. Elle réclame des soins rapides pour les patients. En raison du degré de spécialisation requis et du coût des médicaments, les lieux de soins sont rares sur le territoire. Il y a donc un fort enjeu relatif à l’accessibilité. En Bretagne, les patients les plus sévèrement atteints par la maladie ont été observés en plus forte proportion que les autres à proximité des centres de traitement de l’hémophilie. Pourtant, la distance n’est pas le seul critère jouant sur la qualité de l’accès aux soins. L’expérience personnelle, la facilité à se déplacer ou la sévérité de la maladie peuvent contraindre ou faciliter l’accès aux soins. En cas d’urgences, les patients ne rejoignent pas toujours le lieu de soins le plus proche, parce qu’ils privilégient les structures spécialisées dans l’hémophilie. Des cas de mobilités résidentielle provoqués par la mauvaise accessibilité ont été observés en Bretagne. Par ailleurs, la maladie limite la mobilité quotidienne et occasionnelle, agit comme une contrainte supplémentaire dans la recherche d’un emploi ou dans le cadre de l’accession à la propriété. La thèse a ouvert des perspectives d’étude sur l’accessibilité à l’échelle nationale ou élargies à d’autres maladies hémorragiques. Méthodo-logiquement, on a montré l’intérêt de l’emploi successif de SIG, d’un questionnaire et d’entretiens auprès des patients. BUCHOT NathalieLa mobilité contextuelle à l’épreuve de la mobilité résidentielle contrainte dans le cadre de la rénovation urbaine des quartiers d’habitat social à Angers et à TrélazéLe Mans, université Résumé :
Habiter, c’est être mobile. C’est à partir de cette hypothèse issue d’une expérience professionnelle de plus de quinze d’ans d’accompagnement au logement auprès de ménages vulnérables, que s’est engagée une étude sur les effets, les freins et les leviers de la mobilité résidentielle contrainte sur les quartiers de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) d’Angers et de Trélazé (France). Associant les résultats de l’étude à la notion de la mobilité contextuelle, se révèle l’étroite relation homme-environnement. En effet, le processus cognitif de la mobilité et de l’habiter se met en œuvre dans une atmosphère sécurisante et apaisante. Or, vivre dans les quartiers d’habitat social dégradé, dévalorisé, empêche cette mise en œuvre. Ainsi, l’étude du relogement contraint montre la nécessaire conjugaison entre les politiques d’aménagement urbain, les politiques sociales et les politiques environnementales.
FARCASIU CRISTINA FLORENTINAVallées, risque d’inondation et nouvelles formes d’aménagement.Jeu d’acteurs et dynamiques territoriales. Démarche comparative entre le Val d’Authion (France) et le système Timis-Bega (Roumanie) Angers, université Résumé : Depuis octobre 2008, Cristina Florentina FARCASIU fait partie de l’équipe de recherche du laboratoire CARTA ESO-Angers (UMR 6590) en tant que doctorante, et depuis septembre 2011 de l’Equipe d’Accueil transdisciplinaire EA 2219 (Université de Bretagne), en tant qu’ATER à l’Institut de Géoarchitecture. Géographe de formation, C. FARCASIU travaille sur la question de l’aménagement des vallées, en analysant la complexité de ces espaces et plus particulièrement selon la problématique inondation. Ses espaces de prédilection sont la vallée de la Loire (France) et le Danube (Roumanie), tout en s’intéressant à d’autres exemples européens. Ces travaux de recherche ont abouti à l’élaboration de la thèse portant le titre de « Vallées, risque d’inondation et nouvelles formes d’aménagement. Jeu d’acteurs et nouvelles dynamiques territoriales. ». Il s’agit d’une étude comparative entre le Val d’Authion (secteur de la Loire) et le bassin hydrographique Timis-Bega (secteur du Danube). Ces recherches portent ainsi sur la question des inondations récentes qui montrent les limites de anciens aménagements et remettent en cause une nouvelle politique de la gestion intégrée des vallées et du « mieux vivre avec les crues ». Ainsi, la gestion du risque d’inondation s’organise autour de trois piliers principaux : la prévision, la protection et la prévention. Les travaux de recherche portent également sur une comparaison des différentes formes de mise en valeur des terrains inondable, en insistant sur la question de l’urbanisation. Les nouvelles réglementations, tant nationales qu’internationales, dans le domaine de la gestion du risque d’inondation, apparaissent comme des limites au développement territorial et à l’extension urbaine. Cette étude comparative vise à la confrontation de différentes expériences dans le contexte de l’élargissement et du fonctionnement de l’UE. Grâce au transfert méthodologique, l’objectif final est l’amélioration de la gestion du risque d’inondation et des formes de mise en valeur des vallées. GUEYE AmyPrécarité et services d’eau potable et d’assainissement : les quartiers pauvres de Dakar (Sénégal) à l’épreuve des projets communautairesNantes, université JEAN JACQUELINE SabrinaTransformations urbaines et composition sociale de l’espace à Florence (Italie) entre 1950 et 2000Caen, université KERDOUD NadiaNOUVELLES CENTRALITÉS COMMERCIALES PÉRIPHÉRIQUES ET RECOMPOSITIONS TERRITORIALESL’exemple de villes de l’Est Algérien Caen, université Résumé : L’ouverture de l’Algérie à l’économie de marché a suscité la diffusion du commerce international. Grâce à l’activité d’import développé à partir de 1994, de nouveaux espaces de commerce émergent dans et autour de Constantine, comme dans nombre de villes algériennes. D’anciennes centralités commerciales se renouvellent et se spécialisent. Ces espaces ne sont pas programmés “par le haut”, mais sont construits “par le bas” par initiatives individuelles de particuliers à l’échelle des parcelles résidentielles. La programmation dès 1990 de lotissements à Aïn M’lila et El-Eulma, a favorisé leur essor économique et a facilité leur transformation en pôles commerciaux. Les structures commerciales qui accueillent le commerce international sont diverses : supérettes, “centres commerciaux”, “bazars”. Elles s’installent dans des parcelles privées détournées (en partie ou totalement) de leur fonction résidentielle. Elles proposent une architecture inédite utilisant des matériaux issus de l’importation. Leurs concepteurs, le plus souvent des ex-trabendiste des années 1980 (commerçants-navetteurs), utilisent compétences et savoir-faire locaux pour les construire et les approvisionner. Les “Dubaï”, où se concentrent les “centres commerciaux”, en sont la forme la plus spectaculaire. Connectés à l’économie mondiale, ils sont aussi les lieux où s’expérimentent de nouvelles pratiques commerçantes. Entre Constantine (ville métropole), ses satellites et les nouveaux pôles commerçants, des rapports inédits d’échanges et de consommation s’instaurent. Ils modifient la relation verticale hiérarchique avec la métropole, définissant ainsi de nouveaux territoires commerciaux à l’échelle régionale. Mondialisation – Algérie – Constantinois (Algérie) Économie souterraine – Algérie – Constantinois (Algérie) Centralité (géographie) – Algérie – Constantinois (Algérie) Commerce – Algérie – Constantinois (Algérie) Importations – Algérie Magasins – Aménagement Aïn M’lila– El-Eulma KOUNA ELOUNDOU CharlotteDécentralisation forestière et gouvernance locale des forêts au CamerounLe cas de forêts communales et communautaires dans la région Est Le Mans, université Résumé : Le Cameroun a entrepris des réformes de sa politique forestière au début des années 1990. Ces réformes ont succédé à plus d’un siècle de politiques forestières coloniales et postcoloniales, caractérisées par une gestion très centralisée des forêts. Elles se sont traduites par la mise en place en 1994, d’une loi instituant la décentralisation de la gestion forestière. Grâce à cette loi, les communes et les communautés villageoises gèrent des forêts en vue d’en assurer la conservation et d’en tirer des revenus substantiels pour développer leurs localités. L’objectif de notre étude est d’analyser la mise en œuvre de la décentralisation forestière dans la région Est du Cameroun, en utilisant la gouvernance comme cadre d’analyse. La méthodologie mise en œuvre est pluridisciplinaire. Dans un premier temps, nous avons fait une analyse historique des politiques forestières antérieures à la décentralisation forestière au Cameroun, afin d’appréhender la gestion des forêts pendant la période coloniale et postcoloniale de 1884 à 1993, et de mettre en évidence les rôles des populations locales et des communes dans cette gestion. Nous avons ensuite étudié le processus de gouvernance des forêts communales et communautaires dans la région Est, en analysant les interactions entre les principaux acteurs impliqués dans cette gouvernance et les mécanismes de régulation de leurs actions. Nous avons en outre analysé les effets induits sur le plan socio-économique et écologique. Une analyse des expériences de gestion des forêts par les communes et les communautés villageoises dans d’autres régions à Dimako au Cameroun, à Madagascar et dans les pays d’Amérique tropicale, a été également faite dans une logique comparative. Les résultats de notre étude indiquent que pendant la période coloniale et postcoloniale de 1884 à 1993, le rôle des populations locales était limité à l’exécution des tâches rémunérées et/ou forcées. Quant aux communes, elles ont reçu à partir de 1972, la responsabilité de gérer une partie des taxes forestières pour reconstruire les infrastructures endommagées par l’exploitation du bois. Nos résultats mettent également en lumière des relations d’interdépendances inégales entre les communes et les sociétés forestières partenaires d’une part, et entre les communautés villageoises et les exploitants forestiers d’autre part. Ils indiquent par ailleurs, des rapports de dépendance de ces trois catégories d’acteurs vis-à-vis des institutions étatiques dont le pouvoir autoritaire reste fort et prégnant. Quant au développement socio-économique local et à la conservation des forêts attendus de la gouvernance forestière, notre analyse montre des résultats en-deçà des espérances. Certes l’on note quelques retombées socio-économiques pour les populations locales mais dans l’ensemble, de nombreuses faiblesses limitantes pour une gouvernance efficace sont mises en lumière. La plupart des insuffisances relevées sont mises en évidence dans notre analyse des expériences de gestion des forêts par les communes et les communautés villageoises dans d’autres localités à Dimako au Cameroun, à Madagascar et dans les pays d’Amérique tropicale. Nos perspectives pour une gouvernance efficace au Cameroun en général, et dans notre zone d’étude en particulier, suggèrent que soit organisée une action collective autour d’un objectif partagé, relatif au développement socio- économique local et/ou la conservation de la biodiversité forestière, entre les différents acteurs stratégiques pertinents (ASP). Cette action pourra être facilitée par les acteurs d’appui bénéficiant d’une légitimité auprès des ASP. Outre l’action collective, il est également nécessaire que les forêts communales et communautaires génèrent des revenus suffisants à leurs bénéficiaires, pour réaliser des projets de développement local et pour assurer la régénération forestière. MOTS-CLÉS : Décentralisation forestière, gouvernance des forêts, forêts communales, forêts communautaires, Cameroun, Région Est, commune de Gari Gombo, commune de Yokadouma LE GOFF ErwanLes Villes-Santé en Bretagne : quels enjeux de gestion et d’aménagement des espaces ?Rennes, université de Rennes II Résumé : Le programme Ville-Santé de l’OMS est une référence sur laquelle les acteurs ayant compétence à agir sur les espaces de vie des populations peuvent s’appuyer pour intervenir stratégiquement, de manière globale, intersectorielle, partenariale et participative en faveur de la santé des populations. Du point de vue de l’aménagement et la gouvernance des territoires, la thèse s’inscrit dans la démarche d’analyse a posteriori de la construction locale de la santé publique. Du point de vue géographique, l’un des aspects les plus intéressants de Ville-Santé est de voir comment les villes adhérentes cherchent à promouvoir des initiatives dans des lieux et configurations spatiales spécifiques et comment ces lieux et ces initiatives localisées contribuent à la santé et au bien-être. En définissant la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental, social », l’OMS a contribué à diffuser un modèle des déterminants de la santé qui accorde une importance significative aux facteurs liés aux environnements physiques et sociaux. Le programme Villes-Santé a été lancé en 1986 afin de reconnaître le rôle des acteurs de l’urbain dans la promotion de villes susceptibles de concourir à l’épanouissement et la santé pour Tous. Au-delà de l’analyse des modalités d’adhésion de chacune des villes bretonnes concernées au réseau, la thèse évalue l’élargissement de la prise en compte de la santé dans les priorités locales, en s’intéressant plus particulièrement aux choix en matière de gestion et d’aménagement des espaces urbains. PIRIOU JeromeEnquête sur la région touristique.Une recherche sur les pratiques spatiales de dimension régionale des acteurs du tourisme Angers, université Résumé : Après l’émergence du phénomène touristique au XVIIIe siècle, le XXIe siècle, nous met face à un format résolument transformé de celui-ci. Cette nouvelle réalité est le fruit de divers facteurs politiques et sociétaux, telle que la mondialisation. Malgré un allongement du temps consacré aux loisirs, qui n’a jamais été aussi important, la durée moyenne passée au sein de la destination a paradoxalement diminuée et ceci malgré la multiplication du nombre de séjours. De nombreuses recherches ont été menées pour connaître les facteurs qui contribuent au choix d’une destination et pour découvrir ce qui incite les individus à se déplacer vers un lieu élémentaire (de type station ou ville touristique), alors que très peu de travaux ont été consacrés aux déplacements des touristes pendant leur séjour dans une dimension régionale. Par ailleurs, cette donnée est souvent méconnue ou peu considérée des professionnels du tourisme ou encore des élus, qui n’ont pas toujours une vue d’ensemble du séjour des touristes, au sein de leur territoire. Cette thèse propose donc d’enquêter sur les pratiques spatiales de dimension régionale des acteurs du tourisme. Dans une approche géographique du tourisme, nous avons tenté de définir ce qu’est une « région touristique », puis nous avons mené une enquête de terrain auprès de plusieurs acteurs du tourisme au sein de trois espaces-laboratoires que sont : l’« Arc Lémanique », les « Châteaux de la Loire » et la « Côte d’Emeraude ». Enfin, nous avons analysé les différents types de mobilités et les lieux parcourus par les touristes, qui par une lecture réticulaire, nous a permis de mieux appréhender les pratiques spatiales de dimension régionale. PLARD MathildeVieillissement et care dans les familles transnationales indiennes.Expériences de vie de brahmanes à Chennai et Coimbatore Angers, université Résumé : En Inde, la prise en charge des personnes âgées est traditionnellement reconnue comme étant la responsabilité des enfants, du ou des fils en particulier. Il s’agit d’un contrat intergénérationnel implicite par lequel la jeune génération, qui a été soutenue et prise en charge (phase de don) doit « rembourser » (contre-don) ses parents en prenant soin d’eux pendant leur vieillesse. Dans le contexte démographique actuel, le sud de l’Inde est marqué par un allongement de la durée de la vie et une augmentation significative des formes de mobilités internationales ; dans ces conditions, les relations intergénérationnelles évoluent. Si les migrations induisent des changements dans les mécanismes de transmission entre générations, elles modifient dans leurs formes les échanges familiaux et les solidarités intergénérationnelles. À la croisée des recherches sur le vieillissement, la famille et les migrations internationales, le terrain d’investigation des familles transnationales offre de nouvelles pistes de réflexion sur les solidarités et les prises en charges des parents vieillissants. Des études de terrain effectuées dans les villes de Chennai et Coimbatore auprès des parents (de haute caste brahmane) dont les enfants ont migré vers des pays occidentaux, ont permis d’étudier l’organisation des solidarités et de saisir les conséquences de la décohabitation entre génération dans une nouvelle géographie familiale. Ces familles transnationales interrogent les modèles organisationnels des prises en charge et des solidarités concernant les personnes âgées vivant en dehors de ’idéal type de la Hindu Joint Family - famille indivise. TABURET AurélienPromoteurs immobiliers privés et problématiques de développement durable urbainLe Mans, université Résumé :
Alors même que les grandes priorités de la question du logement (loger, construire et habiter différemment, habiter l’existant, crises et contraintes) tendent à converger et à s’agréger à la charnière du changement de siècle, de nouvelles problématiques, regroupées sous celle plus globale du développement durable, émergent et (ré)interrogent la production de la ville. Les promoteurs immobiliers privés sont alors interpellés et mobilisés afin de répondre à cette nouvelle problématique qui devient même prescription à la suite du Grenelle de l’environnement (2007). Les problématiques de la durabilité proposent dès lors aux acteurs privés de la fabrique urbaine de se projeter sur une ligne de déclinaison logement-bâtiment-quartier-ville et à y opérer des allers-retours afin de répondre à la transversalité des composantes de la durabilité. D’un premier temps consacré au traitement énergétique du bâtiment et de son enveloppe, des promoteurs se positionnent peu à peu à l’échelle du quartier durable et de la ville durable. Deux terrains d’études, l’écoquartier bordelais Ginko et la reconversion de l’entrepôt Macdonald, proposent d’éclaircir un pan encore peu approprié par la bibliographie : le portage privé d’opérations de quartiers durables. L’éclosion de l’urbanisme durable ouvre une deuxième vie à ces deux opérations. Elle ouvre également de nouvelles opportunités aux acteurs privés pouvant opérer un balancement entre les échelles de la durabilité et en mesure de se projeter à l’échelle du quartier. Ce point de rencontre, établi par une convergence d’intérêts communs entre acteurs publics et privés, permet alors aux promoteurs-aménageurs de se poser comme force de proposition dans l’édification de quartiers durables.
Mots clés : promoteur immobilier privé – développement durable – logement – bâtiment – écoquartier – ville durable THOMAS OlivierDes émigrants dans le passage. Une approche géographique de la condition de clandestin à Cherbourg et sur les côtes de la MancheAngers, université Résumé : Cette recherche apporte une contribution à la compréhension du passage, et plus largement du fait clandestin. La multiplication des camps informels et des squats d’émigrants aux frontières, mais aussi à l’intérieur de l’Europe depuis une vingtaine d’années marque une transformation du rapport à l’étranger dans nos sociétés. La figure de l’immigrant tend à se confondre aujourd’hui avec celle du "clandestin", et les conditions de séjour des émigrants, qualifiés "d’illégaux", au sein de l’Union européenne sont extrêmement précaires. En France, le long des côtes de la Manche, la plupart d’entre eux vivent sous des tentes et bénéficient du soutien des associations humanitaires qui leur apportent une aide d’urgence. Le déploiement de mesures sécuritaires et policières par l’Etat depuis la fin des années 1990 contribue à maintenir ces migrants à la marge. Le phénomène suscite de nombreux débats dans la société. Dès lors, il apparaît intéressant pour le chercheur en géographie sociale d’explorer les problématiques qui se cristallisent autour des migrants et de témoigner de ce qui est aujourd’hui une question sociale. Cette thèse propose d’étudier la géographie actuelle du fait clandestin qui constitue, selon nous, la dimension spatiale d’un rapport social entre les émigrants et la société. La recherche privilégie une démarche inductive et s’appuie sur un travail de terrain mené dans l’agglomération de Cherbourg-Octeville. La réflexion est nourrie de comparaisons dans les villes portuaires Transmanche (Dieppe, Calais, Dunkerque...) et dans la région Nord (St Omer, Norrent-Fontes, Angres, Steenvoorde). L’enquête qualitative utilise notamment la photographie et mobilise l’observation participante dans le cadre d’un engagement bénévole au sein de l’association Itinérance à Cherbourg. géographie sociale – clandestin – émigrant – condition – marginalité – sûreté – villes portuaires transmanche – photographie YI SaangkyunUne discipline entre nation et empires : histoire de la géographie scolaire en Corée, 1876-2012Caen, université Résumé : Au dernier tiers du XIXème siècle, la Corée entre dans une séquence de mondialisation pendant laquelle « l’école primaire [à travers la géographie] exalte [...] différentes manifestations de « grandeur » nationale » (Grataloup, 2009). La Corée traverse une série de ruptures géopolitiques dont la géographie scolaire enregistre les répercussions. L’analyse historique définit une périodisation en quatre moments qui correspondent pour le pays à une gamme de situations politiques allant de l’indépendance à l’occupation. Cette analyse permet de comprendre pourquoi, aujourd’hui, l’enseignement de la géographie n’est pas, pour une majorité de décideurs en Corée du Sud, une réponse adaptée à la compréhension des enjeux géopolitiques régionaux et mondiaux par les citoyens sud-coréens. Entre, d’une part, la nation coréenne dont la géographie scolaire est une des voies d’expression de l’identité collective, dans sa dimension spatiale, et d’autre part, les empires qui mettent leur marque sur cet espace national, et simultanément, sur la géographie scolaire, cette dernière se trouve en tension, dans ses contenus comme dans leur organisation. La situation actuelle de crise de la géographie est présentée comme une opportunité à saisir : la géographie scolaire a gagné en cohérence conceptuelle sous l’effet d’évolutions scientifiques, la libéralisation de la fabrication des manuels scolaires est susceptible de rehausser le niveau des apprentissages géographiques, dans un contexte où la formation didactique des enseignants est très réduite. Dans cette perspective, est esquissé en conclusion, un programme pour une sortie de crise. |
| 2011▲ |
BEN MASSOU Si MohamedQuel tourisme pour le Maroc dans le cadre d’une société des réseaux ? le cas de la région de Marrakech-Tensift-Al HaouzAngers, université Résumé : L’organisation en réseaux a beaucoup influencé la littérature économique et sociologique de par le monde depuis la moitié du 20ème siècle. Cette influence est manifestée par l’abondance des travaux de recherches menés par les chercheurs, ayant prouvé l’importance de cette structure dans le renforcement de la coopération entre firmes, sous le joug d’une entreprise pivot visant à promouvoir l’activité économique du groupe et dompter la concurrence. Par ailleurs, le tourisme souffre encore d’un manque flagrant de travaux théoriques approfondis en relation avec les réseaux, pouvant constituer la matière première d’une littérature de référence. La thèse qui s’inscrit dans cette optique, part du postulat selon lequel, les acteurs touristiques de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz peuvent s’organiser au sein d’un réseau touristique collaboratif chapeauté par une entreprise centrale établie à l’étranger (Tour Opérateur). L’entreprise-réseau ainsi créée (modèles technique et économique), pourrait faire face aux méfaits de la mondialisation et de la concurrence. Cependant, la concentration de toute une foultitude d’acteurs au sein d’un seul réseau reste une opération délicate qui nécessite beaucoup d’abnégation de l’ensemble des partenaires et soumises à de multiples conditions. tourisme – acteurs – réseau – entreprise centrale – collaboration BLANCHET MickaelLes politiques de la vieillesse dans la région des Pays de la LoireAngers, université Résumé : Les politiques de la vieillesse ont consacré la dépendance, le Conseil Général et l’individu comme supports d’action. Les pouvoirs publics, notamment les Conseils Généraux, se sont appuyés sur le territoire pour mener à bien ces réponses. Néanmoins, le développement sectoriel des politiques gérontologiques s’est traduit par une dispersion de l’action gérontologique et par de nouvelles inégalités de répartition de l’offre. Or, le glissement de la notion d’usager à celle de client a eu pour effet de renforcer le rapport local à l’offre professionnelle. En effet, il résulte de la prise en charge politique des vieillards une double figuration autour de la dépendance et des objectifs de développement économique et territorial. Dans ce jeu, il ressort une « gestion » spatiale différenciée de la vieillesse : entre des zones où l’adoption des normes concurrentielles par les acteurs gérontologiques se traduisent sur les personnes âgées et leurs familles par l’adoption de pratiques consuméristes, et des zones rurales où la rentabilité économique de l’action gérontologique est mise à mal et est complétée par une prise en charge plus forte des familles ou des services sociaux. De fait, les interactions observées participent à la production locale de besoins, objets et normes de l’action, selon le degré de rentabilité économique. Il découle de ce désengagement du politique au profit des activités économiques, la construction spatiale d’une vieillesse sous un modèle centre-périphérie. Les populations âgées aisées (les moins prédisposées aux situations de dépendance et d’isolement) présentent les capacités géographiques, économiques et sociales à se référer aux pratiques d’indépendance et de choix. En revanche, les populations âgées les moins aisées et les plus fragiles situées en périphérie rurale et urbaine ne présentent ni les prédispositions géographiques, ni les capacités économiques pour se démarquer des productions normatives qui découlent des politiques de la vieillesse. De fait, un décalage se forme entre les espaces où se concentrent les activités productives, espaces de l’efficacité et des choix, et les espaces ou se gèrent les populations qui ne peuvent répondre aux requêtes de performance et de compétition. DIALLO Mamadou SaidouÉvolution de la gestion des aires protégées en Guinée. La difficile cohabitation des politiques publiques et des systèmes traditionnels : cas du parc national du Haut NigerLe Mans, université MiAKATRA LandyInégalités d’accès et co-production du service d’eau dans les quartiers pauvres de Toamasina (Madagascar)Nantes, université TILLIER SylvainGérer durablement la foret méditerranéenne : exemple du parc naturel régional des AlpillesLe Mans, université Résumé : Le paradigme du développement durable a été traduit pour les forêts par la notion de gestion durable dès 1992. Cette dernière, redéfinie et précisée par les forestiers (Helsinki, 1993), semble se résumer à des adaptations voire des modifications des pratiques courantes de gestion forestière basées sur la production et la récolte du bois. C’est en effet la fonction économique de la forêt qui sous tend toute la gestion en apportant les ressources financières nécessaires mais aussi en garantissant l’intérêt et l’implication du propriétaire. Mais qu’en est-il pour la forêt méditerranéenne dont l’une des principales caractéristiques est précisément la très faible productivité n’assurant presque aucun revenu à son propriétaire ? Peut-elle alors être l’objet d’une gestion durable ? C’est à ces questions que cette thèse tente d’apporter des réponses sur un plan théorique dans un premier temps puis en s’intéressant plus précisément au cas particulier de sa mise en oeuvre sur le territoire du Parc naturel régional des Alpilles. La première partie sonde la notion de gestion durable dans ces multiples approches et la forêt méditerranéenne dans toutes ses particularités. De ces analyses peuvent alors émerger les contours d’un projet de gestion durable. Ce projet ne peut être mené que sur des territoires clairement identifiés tels les PNR, pleinement investis dans la gestion de leur forêt en région PACA. La deuxième partie est en une présentation et une analyse de pratiques de gestion forestière tant individuelles que collectives mises en oeuvre dans le PNR des Alpilles. Elle montre ainsi que la gestion durable est envisageable voire qu’elle existe. Cependant, elle illustre aussi les difficultés que peuvent rencontrer les acteurs pour collaborer. La troisième partie montre que le territoire du PNR des Alpilles présente pourtant des atouts qui garantissent la mobilisation de ses acteurs. Le principal en est sans doute l’existence d’une véritable identité territoriale à laquelle tous adhèrent. Cependant une enquête auprès des acteurs partenaires du parc révèle des tensions, à défaut de conflits ouverts. Celles-ci peuvent s’expliquer par les stratégies des acteurs dans le cadre des jeux de pouvoir inhérents à la mise en oeuvre de la gouvernance voulue par le parc. Pour l’heure, ces difficultés ne conduisent pas à un blocage de la situation mais constituent autant de freins que le parc doit lever pour envisager la mise en oeuvre d’une véritable gestion durable. |
| 2010▲ |
BEN CHIKHA ZedLes parcs nationaux de la Tunisie méridionale : caractéristiques et gestion pour la durabilité de ces territoiresLe Mans, université DIAGANA YakoubMobilité quotidienne et Intégration urbaine à Nouakchott : Des difficultés d’accès aux transports urbains à l’expérimentation des stratégies d’adaptationRennes, université de Rennes II DURAND MathieuVulnérabilités et inégalités écologiques face aux déchets en Amérique Latine, le cas de Lima (Pérou).Rennes, université de Rennes II Résumé :
De nombreux travaux de recherche ont été menés sur le thème de l’eau potable dans les villes d’Amérique latine. En revanche la question des eaux usées et des déchets solides, est rarement abordée, alors que l’impact de cette question sur le territoire comme sur les populations est très important.
La contamination des sols et des ressources en eau dans les zones urbaine d’Amérique Latine est aujourd’hui majoritairement due aux déchets produits par les sociétés urbaines. Les populations comme les municipalités ne cessent d’évoquer les déchets solides et à l’assainissement comme une de leur principale préoccupation. Dans un contexte péruvien où l’aménagement du territoire et la gestion environnementale locale sont en pleine émergence, la prise en compte de l’impact de ces déchets est importante. Dans une ville soumise à de forts risques sismiques et de tsunami telle que Lima, quel serait l’impact sanitaire de la gestion actuelle des déchets et des eaux usées ? Quels espaces sont les plus vulnérables ?
L’entrée principale se fera autour des risques liés aux déchets liquides et solides, en mettant l’accent sur la vulnérabilité des populations urbaines, inégalement répartie, ainsi que sur les opportunités de développement local liées à ces thèmes. On utilisera pour cela les paradigmes émergents des « inégalités écologiques » et de la « ville durable ».
FRANTZ DavidMigrations et division sociale de l’espace en Toscane : structures et dynamiquesCaen, université Résumé :
L’objet de cette thèse est d’étudier les rapports entre la division sociale de l’espace d’une formation sociale d’accueil et la distribution spatiale de ses populations immigrées. À partir des années 1970, les migrations internationales de la Périphérie vers les pays du Centre se sont amplifiées et diversifiées ; de pays d’émigration, l’Italie est devenue un pays d’immigration. La distribution spatiale des populations immigrées est déterminée par la division internationale du travail, la division économique et fonctionnelle de l’espace hôte et les caractéristiques propres des communautés de migrants. Les filtres institutionnels mis en place (droit de séjour, droit au travail) commandent les conditions de vie et d’installation des migrants. Trois échelles sont mises en exergue pour analyser l’articulation entre immigration et économie territoriale : l’Italie pour le contexte de ses déséquilibres territoriaux, la Toscane pour le modèle de l’industrialisation diffuse typique de la “Troisième Italie”, et Florence, la capitale régionale, pour son économie urbaine du tertiaire inférieur. La méthodologie utilisée – bibliographie, statistiques, enquêtes, entretiens – permet de rendre compte d’une réalité mouvante et difficilement formalisable. La division sociale de l’espace intra- et péri-urbain de Florence témoigne du lien étroit entre l’espace des classes sociales et l’attribution spatiale des communautés étrangères selon leur fonction dans le système de production local. Discriminée et reléguée socialement et spatialement, la situation des Roms est prise comme exemple en tant que population en décalage de la formation sociale hôte.
migrations internationales – ségrégation – division sociale de l’espace – géographie sociale – géographie urbaine – Roms – Italie – Toscane – Florence LERAY FrédéricLes mères seules et leurs espaces de vie : mobilités résidentielles et pratiques quotidiennes de l’espace des femmes seules avec enfant(s) en BretagneRennes, université de Rennes II Résumé :
L’instabilité croissante des couples, mariés ou non, a largement contribué à la progression de la monoparentalité : aujourd’hui, en France, une famille avec enfant(s) sur cinq est une famille monoparentale. Parmi ces familles, 85% sont dirigées par une femme (Insee, 2006). Alors que la précarité de ces familles est fréquemment étudiée, un faible intérêt est porté à leurs espaces de vie. D’où un projet portant sur les mobilités résidentielles associées à la monoparentalité et les mobilités quotidiennes qui en découlent. La méthodologie de la recherche doctorale a été élaborée en référence au modèle de l’ « espace social de vulnérabilité » (Séchet and al., 2002). La complémentarité entre une enquête par questionnaire et des entretiens compréhensifs a permis de mesurer l’impact en termes de mobilités résidentielles et quotidiennes des contraintes qui pèsent sur ces femmes. D’une part, la situation monoparentale engendre fréquemment une mobilité mais aussi une régression résidentielle du fait d’un choix limité en matière de localisation résidentielle, de statut et de type de logement. D’autre part, l’analyse des pratiques sociales prouve que la mobilité résidentielle est souvent accompagnée d’une rétraction des réseaux sociaux, du temps, de la capacité de mobilité et, par conséquent, d’une rétraction des espaces de vie. La recherche révèle ainsi différentes formes de vulnérabilité (économiques, relationnelles, spatialités contraintes) qui interagissent les unes avec les autres et qui, en se cumulant, produisent un risque de pauvreté économique, de marginalité spatiale et d’exclusion sociale.
mots-clés : mères seules avec enfants – mobilités résidentielle et quotidienne – pratiques socio-spatiales – vulnérabilité – espaces de vie LETURCQ GuillaumeMigrations forcées dans le Sud du Brésil : les atingidosLe Mans, université Résumé :
La construction de grands barrages hydroélectrique se développe depuis plus de 25 ans au Brésil. Ces barrages s’accompagnent à chaque fois de mouvements de populations et de migrations. Ces migrations hétérogènes et nombreuses s’inscrivent dans les zones rurales. Dans le cadre de ma thèse en Géographie Sociale et Démographie, je me propose d’étudier les migrations et leurs impacts sur l’espace autour des grands barrages du sud du Brésil. Je m’intéresse aux flux et aux déplacements, ainsi qu’aux conséquences sur les territoires des déplacements forcées de populations.
À travers une étude comparative dans le temps de deux grands barrages il m’est possible d’identifier et de caractériser les nombreux effets de ces ouvrages de développement. VUAILLAT FannyUne manière d’habiter les villes contemporaines. Les ensembles résidentiels fermés et/ou sécurisés à Nantes (France) et à Recife (Brésil)Nantes, université Résumé : On observe la diffusion de masse de la fermeture et de la sécurisation des espaces résidentiels et ce, dans de nombreuses villes du monde. Ce phénomène prend des formes très diverses par le biais d’équipements physiques ou symboliques qui restreignent l’accès à un espace. Les logiques qui se profilent derrière les stratégies de privatisation, de fermeture et de sécurisation sont, sans aucun doute, multiples, mais elles ont toutes pour conséquences la restriction de la circulation, de la possibilité de se mouvoir, le contrôle et le tri de la « bonne et de la mauvaise circulation ». Dans ce contexte, l’accès aux ressources de la ville devient sélectif et exclusif. Le développement de ces différents types d’espaces résidentiels sous-tend deux processus de mise à distance, l’un à caractère physique et morphologique, l’autre à caractère social. Dans un premier temps, la fermeture physique d’un ensemble de logements entraine une rupture de l’espace urbain, fractionnant les formes de la ville en une multitude d’îlots isolés de leur environnement immédiat. La morphologie urbaine s’atomise et certaines formes urbaines peuvent devenir autant de barrières quasi infranchissables. D’autre part, l’auto-enfermement, la mise en sécurité des biens et des personnes à travers divers équipements ou la présence d’aménités de loisirs à usage exclusif, engendrent une mise à distance, sociale cette fois. Les habitants de ces espaces résidentiels fermés et/ou surveillés ont fait un choix, ont des désirs, des attentes et des peurs, peut être aussi des déceptions. Tout cela conditionne une « manière d’habiter » la ville contemporaine, qui engage un rapport à l’espace urbain spécifique. A partir de ce constat, pour approcher au plus près de la réalité sociale des « morceaux de ville » que nous étudierons, ce sont les mots et les discours des habitants que nous recueillerons. Nous chercherons la signification des lieux dans les mots qui décrieront la banalité, le quotidien de leur pratique de l’espace. L’imaginaire habitant dévoilera une réalité sociale, encore peu écouté. YAO-KOUASSI ChristianÀ la recherche d’une synergie pour la gestion des déchets ménagers en Côte d’Ivoire : Cas du District d’AbidjanLe Mans, université |
| 2009▲ |
AUNEAU YvesConstruire un système d’innovation régionalisée : propositions à partir d’exemples bretonsRennes, université de Rennes II Résumé :
Le territoire d’innovation est construit à partir des organisations fonctionnelles et institutionnelles, en partie articulé au Système Régional d’Innovation. Notre démarche retient le concept des médiances, i.e ensemble des relations sociales qu’un individu développe avec son environnement, appliqué aux activités d’innovation. L’entreprise innovante organise ses relations sociales internes, ses relations pour la production et ses activités spécifiques d’innovation à partir de choix stratégiques qui laissent une place aux inspirations de l’entrepreneur. Le Conseil régional et l’EPCI agissent en proposant un ensemble des outils publics d’accompagnement et d’orientation de l’innovation. Une conception « ouverte » de la ressource innovante (une information à forte valeur ajoutée) dans un SRI « ouvert » et selon des gouvernances étendues et variées constituent une dynamique de développement des médiances d’innovation. Leur densité et variété accroissent l’opportunité d’adhésion des entrepreneurs à la construction d’un territoire d’innovation producteur d’externalités d’innovation. Cette méthodologie privilégie un investissement sur le fond invitant donc à « ouvrir » les politiques publiques fondées sur des modèles de territoires trop souvent favorables aux normes standards qui à terme banalisent le territoire innovant. La valeur reconnue à l’innovation par une société locale, et la volonté des hommes de créer un « climat » favorable aux consensus fixent le contenu des médiances d’innovation. C’est pourquoi la priorité aux innovations sociales doit précéder la construction des territoires d’innovation les plus performants, et leur intégration à une échelle intermédiaire.
Mots clefs : Système Régional d’Innovation – Conseil régional – EPCI – médiances d’innovation – organisation sociale et productive des entreprises – gouvernance – modèle de territoire innovant – trajectoire d’innovation – Technopôle – Pôle de compétitivité – Bretagne – Connexion & Développement – polarisation et diffusion BOSREDON PaulineHabiter et aménager les centres anciens, les reconfigurations du rapport des acteurs à la vieille ville par le classement au patrimoine mondial : une comparaison entre Harar en Éthiopie et Alep en SyrieRennes, université de Rennes II Résumé :
La thèse en cours s’intéresse aux transformations des centres historiques dans deux villes du sud classées sur la liste du patrimoine mondial, Alep en Syrie et Harar en Ethiopie, et aux stratégies d’adaptation des habitants face à ces nouveaux projets urbains.
Le processus qui mène au classement du centre par l’Unesco entraîne nécessairement chez les acteurs de cet espace une modification de leur rapport à la ville, suivant des modalités différentes selon qu’il s’agit de ceux qui font le patrimoine, qui en parlent, le définissent et ont le pouvoir de l’instrumentaliser, ou de ceux qui l’habitent et pratiquent l’espace patrimonialisé. Différentes modalités d’occupation, d’identification à l’espace, d’appropriation, de discours sur l’espace urbain existent en effet en fonction des groupes d’acteurs considérés, de même que différents types de marquage de l’espace urbain. Quel est donc l’intérêt des acteurs à construire du patrimoine dans le cas des classements au Patrimoine Mondial des centres villes de Harar et d’Alep ? Quelles divergences dans la façon de concevoir la ville ce processus met-il au jour ? Quelles contradictions entre contrôler et habiter l’espace le projet urbain lié au nouveau statut du centre révèle-t-il ? CARRARD MichelL’impact de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur le devenir des relations entre Nantes et Rennes. Étude prospective à l’aide de la théorie des jeuxRennes, université de Rennes II Résumé :
Le statut du futur aéroport NDDL n’a pas été tranché au cours du Débat public. Si bien que deux scenarii sont possibles dont les conséquences pour les collectivités concernées sont opposées. Dans le premier, la plate-forme devient le plus grand aéroport de l’Ouest. Ce scénario renvoie à la poursuite de l’existant où la concurrence aéroportuaire est une déclinaison de la concurrence territoriale. Dans le second, NDDL devient l’aéroport du Grand Ouest. Ce scénario marque une rupture car il suppose la coordination des stratégies aéroportuaires. La question du statut du futur aéroport sera au final le résultat d’un processus interactionnel entre les collectivités. La théorie des jeux, qui décrit la manière dont des individus rationnels se comportent dans des situations d’interdépendance, va nous permettre d’analyser les relations entre Nantes et Rennes. Cependant, la théorie des jeux, lorsqu’elle est appliquée à une situation réelle, a un statut ambigu. Si certains privilégient son caractère positif d’autres soulignent son caractère normatif. L’objectif retenu dans ce travail relève de la modélisation réflexive qui vise à appliquer des modèles simples afin d’aider le décideur à clarifier ses choix stratégiques. La dimension heuristique est essentielle. En outre, il existe une proximité entre certains concepts de la théorie des jeux et ceux de la prospective. Aussi, une lecture prospectiviste pourra-t-elle être attachée aux résultats de ce travail
CHAUDET BéatriceHandicap, vieillissement et accessibilité. Exemples en France et au QuébecAngers, université Résumé :
L’étude des handicaps liés au vieillissement est abordée en interrogeant le concept d’accessibilité. Dans le cadre de la réflexion que nous proposons de mener, nous parlerons de handicaps liés au vieillissement pour désigner l’inadéquation entre l’environnement et l’état de santé des personnes âgées en perte d’autonomie. Cette recherche vise à comprendre la mobilité des piétons âgés et plus particulièrement leurs pratiques de la marche autour de leurs domiciles. Être mobile au quotidien pour les personnes âgées au seuil de la dépendance constitue un véritable défi. Or avec l’avancée en âge bon nombre de personnes âgées connaissent des déficiences auditives, visuelles et/ou motrices modifiant leur rapport à l’espace et limitant leur possibilité de se déplacer sur de longues distances ou de se repérer et de s’orienter dans l’espace. De ce fait, la pratique de la marche des personnes âgées autour de leur domicile fait émerger un besoin d’aménagement de l’espace urbain Nous posons la question suivante : le cheminement de la personne âgée est-il le révélateur de la qualité de l’aménagement urbain et d’espaces de bienêtre ? Outre des investigations bibliographiques préliminaires, cette recherche a pris la forme d’études de cas en France et au Québec, consistant notamment à interviewer les personnes âgées et les acteurs publics agissant auprès des personnes âgées dans chacune de ces villes. Cette série d’entretiens nous a conduit à mettre en évidence les processus de mise en accessibilité de l’espace public urbain afin d’accroître le soutien à l’autonomie des personnes âgées à domicile et de favoriser leur intégration sociale au sein d’espaces de qualité existant ou en devenir.
FRANÇOIS MarieEau et développement en Espagne - Politiques et discours. Les exemples de l’Aragon et de la Région de MurcieCaen, université Résumé :
Pour développer le pays et répondre aux demandes agricoles, urbaines, touristiques et industrielles, l’Espagne a mis en place une politique basée sur la construction et la gestion d’ouvrages hydrauliques (barrages-réservoirs, transferts d’eau entre bassins hydrographiques, etc.). Cette politique, qui a permis le développement économique de certaines régions agricoles ou touristiques, a généré des problèmes sociaux et environnementaux : expropriation de villages submergés par les retenues d’eau, dévastation d’écosystèmes, surexploitation des eaux souterraines ou encore dégradation qualitative des ressources hydriques. Appuyé par les lobbies agricoles, de la construction, de l’immobilier et du tourisme, le modèle de développement, qui vise à accroître rentabilité et profits est fondé sur une augmentation de l’offre en eau, quelles qu’en soient les conséquences sociales, économiques, territoriales, environnementales. Développement durable, gestion de la demande eau, économie d’eau, pénurie d’eau, sécheresses, etc. sont, en Espagne, des thèmes d’actualité. Les discours des politiques, des acteurs du secteur économique et les interventions des médias leur font une large place. Qu’en est-il dans la réalité ? La société espagnole se détourne-t-elle du modèle consumériste et de la rentabilité à tout prix ? Jusqu’à quel point le développement peut-il justifier l’exploitation, parfois la surexploitation, des ressources hydriques ? Afin de répondre à ces interrogations, ont été choisis deux espaces d’étude : l’Aragon et la Région de Murcie. Ces deux régions illustrent de façon extrême, parfois même caricaturale, les enjeux que suscitent la gestion et la relation à l’eau.
GLØERSEN ErikLa centralité à la marge de l’Europe. La Finlande, la Suède et la Norvège face au projet polycentrique européenRennes, université de Rennes II GUILLOT FabienLes asymétries frontalières. Essai de géographie sociale et politique sur les pratiques sociales et les rapports sociaux. Les cas États-Unis / Mexique,Espagne / Maroc, Israël / Liban / PalestineCaen, université Résumé :
L’objet de la thèse est la dimension spatiale des rapports sociaux qui se manifestent dans les espaces frontaliers. Au tournant des années 1990, de nouvelles relations internationales émergent de la scène écroulée du bloc de l’Est et de l’accélération sans précédent du processus de mondialisation. C’est l’essor du capital sans nationalité dans un monde où les frontières n’auraient plus de sens. Le monde débordant de nations se double d’un monde sous emprise des marchés. Ce contexte oriente, influence les politiques internationales, la nature et la forme des relations entre pays et populations, mais aussi, les politiques nationales en matière de sécurité, de « gestion » de l’immigration et du rapport aux étrangers. De manière multiscalaire et par le recours à diverses méthodes empiriques (observations, entretiens...), les pratiques des acteurs sont étudiées sur plusieurs terrains-laboratoires : États-Unis / Mexique, Espagne / Maroc, Israël / Liban / Palestine. Quel est le rôle des frontières dans la production et la reproduction des rapports sociaux ? Qu’est-ce que les relations frontalières, les pratiques sociales de l’espace frontalier, révèlent des rapports sociaux ? Que peut-on comprendre des rapports de forces et des contradictions antagoniques ou non entre acteurs aux situations asymétriques dans le cadre des rapports sociaux ? Par une approche de géographie sociale et de géopolitique, à partir de la dimension spatiale (espace frontalier) des faits sociopolitiques et économiques la thèse propose une analyse des rapports sociaux pour contribuer à expliquer les relations internationales, les conflits, rapports de dominations et le rôle des asymétries frontalières.
Caen, université IBRAHIM NafisaDynamiques rurales et mutations socio-spatiales de 1970 à 2009 dans la région d’Albayda (Libye)Le Mans, université MARIE MaximeDes pratiques des agriculteurs à la production de paysage de bocage. Étude comparée des dynamiques et des logiques d’organisation spatiale des systèmes agricoles laitiers en Europe (Basse-Normandie, Galice, Sud de l’Angleterre)Caen, université Résumé :
L’objet de cette recherche est l’étude des logiques de production des espaces et des paysages de bocage en domaine laitier. Elle a été menée classiquement suivant un jeu d’échelle allant de la région à l’exploitation agricole. La manière dont a été abordé le paysage agricole, vu ici comme la face visible de l’espace, s’est située à l’interface des deux types de démarches les plus communément employées en géographie : celle qui vise à comprendre la dimension matérielle de la production de l’espace et celle qui s’intéresse davantage à sa dimension idéelle. Les terrains sur lesquels ont été menées les investigations se situent tous dans l’arc laitier de l’Europe Atlantique mais présentent néanmoins des contextes agricoles variés (Basse-Normandie, Galice, Sud de l’Angleterre). Les principales transformations des systèmes agricoles ont d’abord été identifiées à partir des statistiques agricoles à l’échelle régionale entre 1990 et 2000. Les formes et les structures des espaces et des paysages produits par les activités agricoles ont ensuite été analysées à travers une démarche classique d’analyse spatiale s’attachant à mettre en lumière leurs grands principes d’organisation (distance au siège d’exploitation, morphologie parcellaire). Cette démarche a enfin été couplée à l’analyse compréhensive des logiques d’action qui animent les agriculteurs dans la mise en œuvre de leurs pratiques et à l’étude de leurs représentations paysagères. Cette dernière partie du travail a ainsi révélé l’importance des modèles professionnels auxquels se réfèrent les agriculteurs dans leur lecture du paysage. Ces modèles participent ainsi à définir ce que représentent pour eux les différentes formes du paysage et à travers elles les pratiques qui leur sont associées. Le travail mené s’est donc appuyé sur la mobilisation d’une démarche comparative et multiscalaire qui a permis de mettre en lumière toute la complexité des processus à l’œuvre dans l’organisation des espaces et des paysages de bocage par les activités agricoles et laitières en Europe de l’ouest.
NEMOUCHI HayetteLa question du foncier agricole en Algérie, l’exemple de la commune de Salah Bouchaour (nord-est Algérien)Caen, université PARAGE JaneDynamique territoriale de gestion intégrée de la ressource en eau : gouvernance et information géographique.La cas du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du bassin versant de la Mayenne. Le Mans, université Résumé :
Aujourd’hui, la gestion intégrée de la ressource en eau par unité hydrographique est une voie adoptée dans de nombreux pays pour protéger les milieux naturels aquatiques afin de satisfaire dans la durée la grande diversité des usages. En France, cette gestion, instituée par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, passe par la mise en place des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). Ces procédures s’avèrent relativement complexes, nécessitant une démarche fondée sur un processus de gouvernance, qui passe par la concertation et la négociation entre différentes catégories d’acteurs (élus, associations, usagers et services de l’Etat), porteurs d’enjeux de natures différentes, de par leur culture et leur pratique de l’eau et de l’espace, afin d’aboutir collectivement à un compromis concernant la stratégie de gestion à entreprendre. Dans un tel contexte, l’information géographique est une donnée essentielle. En effet, en portant à connaissance les phénomènes dans leur distribution dans l’espace, elle peut constituer un support à la compréhension, à la discussion, à la réflexion collective et à la prise de décision. En partant de l’hypothèse que le développement d’un langage commun, en passant par l’élargissement, à la fois thématique et spatial, du champ de vision des différents acteurs, permettrait d’accompagner le processus de gouvernance des SAGE, nous avons questionné le rôle de l’information géographique, pendant l’élaboration du SAGE du bassin versant de la Mayenne, territoire situé dans l’ouest de la France. Notre recherche vise notamment à répondre aux interrogations suivantes : quelles sont les informations géographiques utiles à la prise de décision, dans le domaine de la gestion de l’eau par bassin versant ? Quelles doivent être leur niveau de qualité et leur échelle ? Comment les rendre accessibles pour que les différents acteurs l’intègrent puis la mobilisent au sein des débats et de leurs décisions, et ce faisant, pour qu’elles permettent aux acteurs d’acquérir un langage commun ? Ou encore, comment transmettre de la connaissance, à l’aide de représentations spatiales, sans préformer le point de vue des acteurs, mais uniquement en élargissant leur champs de vision afin qu’ils intègrent le points de vue des autres catégories d’acteurs ?
Mots clés : ressource en eau, bassin versant, information géographique, SIG, cartographie, gouvernance, aide à la concertation et la décision. RIVIÈRE JeanLe pavillon et l’isoloir. Géographie sociale et électorale des espaces périurbains français (1968-2008). À travers les cas de trois aires urbaines moyennes (Caen, Metz et Perpignan)Caen, université Résumé :
Dans les discours dominants, habiter dans les espaces périurbains semble de plus en plus assimilé à un acte à la fois anti-esthétique, anti-écologique et anti-social. Avec les évolutions électorales des années 1990, s’est progressivement développée une tendance à la stigmatisation des mondes périurbains en raison des pratiques électorales supposées illégitimes de leurs habitants. Il apparaît donc nécessaire d’explorer les rapports entre le processus de périurbanisation, les changements sociaux qu’il entraîne aux lieux d’arrivée et les comportements électoraux que ces mutations participent à produire au sein des aires urbaines françaises depuis la fin des années soixante. Pour cela, sont multipliés les regards en faisant varier l’échelle d’observation et la nature des matériaux empiriques. En partant du cadre national appréhendé via des données sociales et électorales agrégées à plusieurs niveaux, sont d’abord étudiés les cas de trois aires urbaines moyennes (Caen, Metz et Perpignan). Au sein de ces trois espaces, plusieurs communes choisies pour l’exemplarité de leurs évolutions sont ensuite enquêtées grâce à des questionnaires « sortie des urnes » collectés lors de l’élection présidentielle de 2007. Enfin, deux terrains communaux sont investis sur un mode qualitatif (entretien, observation) à l’occasion des campagnes électorales municipales de 2008. Les avantages cumulatifs tirés de ces méthodes et techniques permettent de souligner qu’en contexte(s) périurbain(s) comme ailleurs, les positions et trajectoires socio-résidentielles des habitants pèsent lourd sur la formation de leurs opinions politiques et sur leurs choix électoraux.
Dans cet esprit, cette thèse interroge les rapports entre la périurbanisation, les changements sociaux qu’elle implique et les comportements électoraux que ces changements participent à produire dans trois aires urbaines françaises moyennes (Caen, Metz, Perpignan) depuis la fin des années soixante. Pour répondre à ces questions, le mouvement de démonstration de la thèse mobilise des matériaux empiriques complémentaires : données électorales et données des RGP INSEE agrégées à l’échelle des 354 aires urbaines françaises et à l’échelle des 600 communes des 3 aires urbaines étudiées, questionnaires « sortie des urnes », entretiens avec les élus, entretiens avec les habitants, observations de terrain plus ponctuellement. TERRIER EugénieMobilités et expériences territoriales des étudiants internationaux en Bretagne. Interroger le rapport mobilités spatiales / inégalités sociales à partir des migrations étudiantesRennes, université de Rennes II Résumé :
Dans un monde où il est fait le constat d’une augmentation généralisée de la mobilité spatiale des individus et où les représentations sociales positives de la mobilité tendent à prédominer, il est nécessaire de poursuivre les recherches qui déconstruisent ces discours en mettant en évidence les inégalités d’accès à la mobilité spatiale et en montrant en quoi celle-ci pouvait participer à la hiérarchisation des sociétés (Orfeuil, 2004 ; Veschambre, 2004 ; Urry, 2005 ; Le Breton, 2006). La mobilité internationale pour études, phénomène en plein essor et aux multiples enjeux, constitue un objet d’analyse d’actualité qui permet d’approfondir les connaissances sur le rapport inégalités sociales/mobilités spatiales. A partir des résultats d’une enquête menée en Bretagne, il apparaît que l’accès à la migration pour études est inégal du fait de la nécessaire mobilisation de ressources sociales et à cause des politiques d’accueil discriminantes menées par les pays du Nord envers les étudiants du Sud. Etant donné qu’un séjour d’études à l’étranger permet de faciliter la promotion sociale des individus (reconnaissance sociale des compétences internationales, acquisition d’un diplôme prestigieux pour les étudiants du Sud et des pays émergents), ces inégalités d’accès confirment l’idée que la mobilité internationale pour études représente un facteur de reproduction des élites. Cependant, l’importance des migrations étudiantes des pays du Sud vers les pays du Nord, en dépit de tous les obstacles économiques et juridiques, atteste que la capacité à être mobile ne constitue pas le seul moteur de la mobilité spatiale des individus. L’analyse de l’habiter des étudiants internationaux pendant leur séjour a permis d’observer que les inégalités de conditions de vie étaient insuffisantes pour comprendre les mobilités spatiales très contrastées entre les étudiants du Nord et les étudiants du Sud. La mise en évidence de l’impact des rapports culturels à la mobilité et des significations de la migration pour études a montré que la mobilité spatiale des individus était aussi fortement conditionnée par les représentations sociales
TRETYAKOV OleksandrDisposition, estimation et utilisation rationnelle des ressources bioénergétiques de la région de Kharkiv,Kharkiv, université (Ukraine) VACHÉ IsabelleL’émergence des politiques énergétiques en Pays de la Loire (France). Effets de contexte, potentiels et jeux d’acteursLe Mans, université Résumé :
Puisqu’il traite des enjeux énergétiques et climatiques globaux comme locaux, ce travail de thèse est un sujet d’actualité. Il a pour objet d’analyser les initiatives énergétiques locales en Pays de la Loire, dans le contexte des négociations climatiques internationales, des orientations énergétiques communautaires et nationales, et de la politique régionale. Ce travail s’articule autour de trois hypothèses principales. La première stipule que les Energies Renouvelables (EnR) se sont développées en Pays de la Loire à la suite de projets nucléaires locaux. La deuxième avance que les potentiels humains sont plus déterminants que les potentiels énergétiques territoriaux, du moins dans cette phase de prise de conscience ligérienne par les politiques publiques. La troisième indique que des pressions locales ont conduit la Région à appuyer le développement des EnR. Notre recherche porte sur une approche qualitative fondée sur de nombreux entretiens, à laquelle nous avons associé une approche quantitative basée sur le traitement statistique et cartographique de banques de données. La première partie, consacrée aux éléments de contexte, montre que, malgré la mobilisation de la communauté scientifique dès les années 1970, la prise de conscience des changements climatiques d’origine anthropique est relativement récente. Elle date des années 1990. L’Europe a joué un rôle important dans les négociations climatiques internationales et elle a adopté des objectifs ambitieux (à l’image du Paquet énergie-climat en 2007). Néanmoins, si certains Etats membres comme l’Allemagne sont volontaires pour diminuer leurs émissions de GES et développer les EnR, d’autres Etats comme la France sont beaucoup moins incitatifs. Les deuxième et troisième parties, qui s’intéressent à la région Pays de la Loire, mettent en évidence que, malgré de réels potentiels physiques, les EnR ne représentent qu’une faible part du bouquet énergétique régional. Nous avons établi qu’il existe une concordance entre les potentialités physiques et le nombre d’équipements en EnR. La politique énergétique régionale est également récente, et plus favorable aux EnR et aux économies d’énergie depuis l’arrivée des Verts dans la majorité régionale, en 2004. La montée des mobilisations associatives a également joué un rôle dans la prise en compte des questions énergétiques et climatiques par la Région. Pour organiser notre dernière partie consacrée aux politiques locales, nous avons construit une typologie basée sur de nombreux entretiens. Il en ressort que les potentiels humains, plus que les potentiels physiques, déterminent la mise en place d’une politique énergétique locale. La démarche du Syndicat Départemental d’Energie et d’équipement de la Vendée (SyDEV) fait quelque peu exception puisqu’elle est initialement liée à une volonté de valoriser le potentiel éolien local et de garder la main sur ces ressources. Nous avons mis en évidence que les motifs des politiques énergétiques locales peuvent diverger mais qu’ils s’expliquent généralement par des externalités négatives. Nous avons ainsi montré la concordance entre les mobilisations antinucléaires et la dynamique de la politique énergétique du Pays de Haute Mayenne ; entre les pressions de Nantes, ville centre, et l’originalité de la démarche entreprise par le Pays de Grandlieu Machecoul et Logne ; entre la recherche d’un développement local et la réflexion du PNR Loire Anjou Touraine... Ces initiatives énergétiques locales s’enracinent aussi dans une histoire parfois longue, comme dans le Pays des Mauges. En outre, nos investigations montrent des mobilisations de différentes natures : elles sont individuelles et/ou collectives. Nous avons également étudié l’origine de la sensibilité des pionniers des EnR. Enfin, en nous intéressant aux métropoles ligériennes, nous avons montré la volonté d’exemplarité de Nantes Métropole et l’approche plus opportuniste du Pays du Mans. Par conséquent, derrière l’innovation territoriale, il y a des Hommes, des volontés singulières, liées à un parti politique, à l’héritage de mobilisations environnementales ou sociales, à d’autres types de convictions.
|
| 2008▲ |
HOULLIER-GUIBERT Charles-EdouardLes politiques de communication rennaises pour un positionnement européen. Image de la ville et idéologies territorialesRennes, université de Rennes II PÉRIBOIS CarineUsages de l’information géographique dans la gestion participative du territoire. Regards croisés en France, en Belgique et au QuébecAngers, université Résumé :
Dans des contextes sociétaux marqués par une véritable crise de légitimité du politique et une renaissance affirmée de la démocratie locale, tant dans les pratiques que dans les cadres réglementaires, les projets liés à l’aménagement du territoire sont régulièrement portés sur la place publique en France, en Belgique et au Québec. Les citoyens revendiquent davantage de transparence en matière d’information et un droit de regard sur les décisions qui rythment la vie locale. Ainsi, l’usage de l’information géographique comme support des réflexions collectives demeure un véritable défi, dans la mesure où elle inscrit dans l’espace des projets aux enjeux souvent complexes. La question du statut de l’information géographique dans les dispositifs de réflexion territoriale, impliquant des temps de participation, se trouve de fait posée. Cette thèse interroge en particulier les usages des représentations spatiales physiques (produites par les technologies géomatiques), à travers les concepts de participation, d’accès, et d’adoption. D’un point de vue méthodologique, la recherche réalisée met en perspective, de manière originale en géographie sociale, une étude Delphi et des études de cas exploratoires, lesquelles identifient les formes de représentations spatiales physiques mobilisées dans les processus de participation, la nature et les caractéristiques de leurs usagers et les motivations des acteurs impliqués. Les résultats démontrent le caractère indispensable d’un usage réfléchi et pédagogique de l’information géographique dans une démarche d’apprentissage sociale. De même, ils mettent en évidence l’usage indirect des technologies de l’information géographique à des fins de participation publique, qui remportent toutefois une forte adhésion par l’ensemble des acteurs.
SOURD GuyPlaces publiques et espace public : représentations des places dans l’aménagement urbain actuelRennes, université de Rennes II |
| 2007▲ |
BONNEAU Marie-ChristineGrammaire de l’accueil touristique,Angers,université ÉNÉE GrégoryL’action des Organisations Non Gouvernementales au Burkina Faso : une efficacité en questionCaen,université
MAYI Amélie-EmmanuelleLes territoires du tourisme en ville. La pratique des acteurs du tourisme dans les villes d’Amboise, de Blois et de ToursAngers,université
JACQUOT SébastienEnjeux publics et privés du réinvestissement des espaces historiques centraux, une étude comparée de Gênes, Valparaiso et LiverpoolAngers,université
MILCENT Jean-FrançoisParcours d’insertion et trajectoires géographiques : les jeunes des missions locales/PAIOCaen, université TEURTRIE DavidLes enjeux de souveraineté entre la Russie et son étranger procheCaen, université TONINI BriceLa dynamique spatiale des pratiques sportives. Des patronages à l’intercommunalité. L’exemple du basketball, du football et du rugby dans les Pays de la LoireNantes, université
|
| 2006▲ |
ANGERS-SALL StéphanieLes disparités scolaires dans l’enseignement élémentaire à l’échelle urbaine, périurbaine et rurale au SénégalLe Mans, université COUDERT LaurentDynamiques urbaines et sociales dans les quartiers péricentraux. L’exemple de trois métropoles régionales : Nantes, Bordeaux et Toulouse.Nantes, université
FLEURY ChristianDiscontinuités et systèmes spatiaux, la combinaison île-frontière à travers les exemples de Jersey, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de TrinidadCaen, université Résumé :
L’espace est hétérogène. Il est donc discontinu. Île et frontière sont des discontinuités fortes, traversées par des systèmes. Ce sont aussi des objets géographiques ambivalents, ouverts et fermés. La frontière implique le frottement plus ou moins rugueux de deux entités politiques. L’ambivalence frontalière est alimentée par des altérités qui se combinent, s’affrontent, s’attirent ou se repoussent selon des intensités différentes et à différents niveaux des échelles spatiale et sociale. Ces altérités sont diverses. Fondamentalement politiques et juridiques, elles sont également culturelles, économiques, fiscales. Deux questions sont posées à propos des trois termes de la comparaison : comment cette combinaison de discontinuités agit-elle sur les relations entre deux espaces terrestres proches, l’insulaire et le continental ? Inversement, comment les systèmes spatiaux mis en œuvre dans l’exercice de la relation agissent-ils sur ces discontinuités ? Par ailleurs, la mer est sous-jacente à la combinaison île-frontière. Son partage entre États est un phénomène géopolitique dynamique et récent. La question de cette appropriation confrontée aux pratiques socio-économiques – la pêche dans les trois cas étudiés, et l’extraction des hydrocarbures, dans deux sur trois – prend ici une dimension particulière. Cette thèse comprend donc une étude des processus d’appropriation de l’espace marin, qui vont des modalités de délimitation d’un espace par essence complexe en raison de sa structure à la fois horizontale et verticale, à son administration et aux mécanismes de transgression négociée, destinés à adapter sa spécificité aux rigidités des constructions territoriales.
KOUMBA Jean-PamphileLa crise du système minier au GabonRennes, université de Rennes II LEROUVILLOIS-LE BRETON GwénaëlleL’offre de soins en Basse-Normandie, approche de la proximité et de l’accessibilité. Essai de géographie sociale de la santéCaen, université MORO BertrandL’organisation territoriale de la recherche publique en BretagneRennes, université de Rennes II
SALL MoussaCrue et élévation du niveau marin à Saint-Louis du Sénégal : impacts potentiels et mesures d’adaptationLe Mans, université SUDITU BogdanLogements, habitants et mobilités résidentielles à Bucarest. Enjeux pour le XXIe siècleBucarest, université VINCLET PatriciaLes infirmières hospitalières en Basse-Normandie, groupe social ou groupe professionnel ? Essai de géographie socialeCaen, université |
| 2005▲ |
BESINGRAND DidierLa mobilité résidentielle des séniors sur la façade atlantique de l’EuropeAngers, université BIOTEAU EmmanuelDes frontières et des hommes. Approche des recompositions territoriales frontalières : l’exemple de l’ouest roumainAngers, université BOCHER ErwanImpacts des activités humaines sur le parcours des écoulements de surface dans un bassin versant bocager : essai de modèlisation spatiale. Application au bassin versant du Jaudy-Guindy-BizienRennes, université de Rennes II CHARRON FlorentLes dynamiques de localisation des activités économiques et les motivations des chefs d’entreprise dans leurs choix d’implantation, l’exemple de la Loire-AtlantiqueNantes, université DUCOM EstelleLe modele des ceintures limitrophes (fringe belts), une application aux villes francaisesde plaisance : territoires de pratiques et territoiresRennes, université de Rennes II
HERVOUËT VincentLa périurbanisation dans la métropole nantaise : de nouvelles mobilités pour de nouveaux lieux d’urbanité ?Nantes, université
NEVEU DelphineLes mutations du commerce et de ses pratiques. Internationalisation : la confrontation des nouveautés et des héritages. Essai comparatif : Caen (France, Murcie (Espagne), Santa Fé (Argentine)Caen, université NIGAUD KatiaParcours d’intégration et d’insertion des immigrés en France, Les inégalités hommes - femmesCaen, université RIPOLL FabriceLa dimension spatiale des mouvements sociaux. Essais sur la géographie et l’action collective dans la France contemporaine à partir des mouvements de « chômeurs » et « altermondialistes »Caen, université SONNIC EwanLa navigation de plaisance : territoires de pratiques et territoires de gestion en Bretagne. Entre dualité et nécessité de fusion pour une évolution progressiste de l’activitéRennes, université de Rennes II
|
| 2004▲ |
BERMOND MichaëlProduire et se reproduire dans la crise. Agriculture, familles, exploitations en Normandie au début du XXIe siècle. Essai de géographie socialeCaen, université CRISTESCU JulietteLa coopération interterritoriale à travers l’exemple de la RoumanieRennes, université de Rennes II
DIAZ VeraLogement révé, logement idéal, logement occupé : le logement social au Mans en France et le logement populaire à Florianopolis au BrésilLe Mans, université GILABERT TeodoroLa géographie de l’art contemporain en FranceNantes, université GORÉ OlivierL’inscription territoriale de la musique traditionnelle en BretagneRennes, université de Rennes II GUISELIN SoizicTerritorialisation de la politique gérontologique : l’exemple de l’Ille-et-VilaineRennes, université de Rennes II LION LaurentLes recompositions sociales dans les centres anciens des petites villes du Sud Ouest du Bassin ParisienLe Mans, université TOURÉ MamoutouPlanification et développement régional en Côte d’Ivoire. Le Nord ivoirien, une région marginaliséeNantes, université |
| 2003▲ |
DAVODEAU HervéLa sensibilité paysagère à l’épreuve de la gestion territoriale. Paysages et politiques publiques d’aménagement en Pays de la LoireAngers, université
Résumé : En France, la « loi paysage » de 1993 incite les collectivités locales à faire de la protection et de la valorisation des paysages un objectif de leurs politiques d’aménagement. Mais puisque la notion de paysage engage la sensibilité de l’observateur, n’y a-t-il pas une certaine incompatibilité d’échelle à en faire l’objet d’une politique territoriale ? Comment, en effet, les politiques publiques concilient-elles l’appréhension sensible des paysages avec les échelles territoriales de leur mise en oeuvre ? Les mécanismes économiques contemporains induisent une « banalisation paysagère » qui motive, en retour, l’émergence de ces politiques. Aux diverses échelles des territoires (la région étudiée est celle des Pays de la Loire), l’invocation du paysage prend différents sens. Mais ces nouvelles échelles du « paysage d’aménagement » posent des problèmes aux gestionnaires. Du paysage au territoire, il y a bien plus qu’un changement d’échelles ; c’est l’objet qui change de nature. La dimension territoriale de la gestion paysagère implique aussi des tensions entre les acteurs, chacun défendant son point de vue sur des paysages toujours appropriés et souvent instrumentalisés. GASSON AndréLe développement agricole durable. Fondements théoriques et éclairage bas-normandsCaen, université LECOURT ArnaudLes conflits d’aménagement : analyse théorique et pratique à partir du cas bretonRennes, université de Rennes II
|
| 2002▲ |
APPARICIO PhilippeApport des systèmes d’information géographique à l’étude de l’insertion des HLM dans les quartiers montréalaisLe Mans, université BERGEL PierreQuand la ville se refait. Renouvellement urbain et grandes emprises foncières - Étude de cas en France métropolitaine et dans deux agglomérations de province : Caen et AngersCaen, université BOUZILLE-POUPLARD EmmanuelleL’agriculture à l’épreuve de l’environnement. La diffusion des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement dans les Pays de la Loire. L’exemple du Réseau Agriculture DurableNantes, université DUMONT IsabelleLa détresse sociale dans le centre-ville. Analyse comparative entre Brighton (R.U.), Parme (It.), Caen (F)Nantes, université JEANNE LudovicLe karaté à l’épreuve du monde : diffusion socio-spatiale d’une pratique corporelle - Analyse comparative des formes de pratique en France et au JaponCaen, université LE CARO YvonLes usages récréatifs de l’espace agricoleRennes, université de Rennes II MONTEMBAULT DavidLes vallées face à l’appropriation urbaine - De l’évolution de l’occupation du sol dans les vallées proches d’Angers aux nouveaux paysagesAngers, université MONTMAIN FranckLa transmission du patrimoine en milieu scolaireAngers, université RIALLAND OlivierLes parcs et jardins des châteaux dans l’Ouest de la France. Paysage évanescent, patrimoine naissantNantes, université RIVREAU PeggyLogement et habitat dans les campagnes ; les politiques d’amélioration de l’habitat dans les Pays de la Loire : un facteur de développement localAngers, université TABET SamiaMutations de l’Alger colonial après l’Indépendance : les nouvelles formes d’appropriations socio-spatialesCaen, université |
| 2001▲ |
EYDOUX LaurenceLa décentralisation des politiques de l’emploi. L’exemple de la région de QuébecRennes, université de Rennes II LE RAY PhilippeLes comportements électoraux des communes du littoral de l’Ouest de la France : contribution à une géographie sociale des littorauxNantes, université LOEW-PELLEN FrédériqueVieillir en bord de mer, conséquences des migrations des retraités le long des littoraux transmanche. Étude comparative France/AngleterreCaen, université MOISY LaurenceEnquête sur la fonction touristique des villes ordinairesAngers, université |
| 2000▲ |
ELINEAU DorothéeEglise, Sociétés et Territoires : paroisses et paroissiens dans les Pays de la LoireLe Mans, université du Maine FLEURET SébastienEspaces hospitaliers. Essai d’une hospitalographie autour de l’exemple angevinAngers, université Résumé :
Au regard de la place occupée par les questions de santé dans les médias et l’actualité, depuis plus de 20 années, l’étude d’un établissement hospitalier comme un CHU présente un intérêt évident. L’exemple d’Angers démontre qu’un CHU de taille moyenne s’affirme comme un élément important de l’organisation de l’espace, en tant que pôle sanitaire, employeur, consommateur et formateur. L’établissement angevin s’inscrit dans l’emboîtement d’échelles (du local à l’international) du système de santé français.
GOGER EvelyneQuarante ans de politique d’aménagement et de développement des agglomérations - L’ agglomération du Mans entre politiques globales et politiques localesLe Mans, université HARDOUIN-LEMOINE MagaliLes états et l’union européenne dans le redéveloppement des bassins industriels en crise - Étude comparée des bassins de Longwy et SheffieldLe Mans, université JACOB NicolasLa carte, lecture de l’espace et des sociétésCaen, université MOLYVDIS ChristosFormes urbaines et production de l’espace. L’exemple de Thessalonique - Essai de géographie sociale urbaineCaen, université N’KOUNKOU UrbainGestion territoriale des ordures ménagères franciliennes - Le gisement des ordures ménagères, leurs espaces de production : vers une minimisation du flux résiduelLe Mans, université du Maine PROCHASSON FrançoisLes territoires de la rue, enjeux sur l’espace publicNantes, université QUINTIN PhilippeMétropolisation et vitalisation : vers une recomposition des territoiresRennes, université de Rennes II |
| 1999▲ |
BODIN FranckHandicaps et sociétés : l’aménagement comme concept d’intégrationCaen, université CROIX NicoleLa terre, entre terroir et territoireNantes, université DELAFORGE-RENAUD KarinePrague 1930-1995 : essai de géographie sociale urbaineLe Mans, université DUVAL MichèleLa ville et les déchets urbainsLe Mans, université LEROT NathalieLa mobilité internationale étudiante au sein de l’espace francophone. Étude comparative de trois sites universitaires : Université de Caen, Université de Laval, Université de NeuchâtelCaen, université |
| 1998▲ |
ANDJIPAKOTO GeorgesLa contribution des immigrants au développement de la CentrafriqueAngers, université FAYE MactarLes centres de congrès - Nantes, Angers, ToursAngers, université GENDREAU BertrandMobilités géographiques et sociétés rurales - L’exemple de la Mauricie, (Québec)Caen, université GROSS VincentLe paysage en géographie : une aide à la compréhension des sociétés. L’exemple des paysages et des sociétés de la baie du Mont-Saint-Michel et de ses borduresCaen, université HADJAR BrahimPolitique urbaine et histoire de la ville de NantesNantes, université LE DELEZIR RonanLes pays en Bretagne - Sur la pertinence d’une nouvelle organisation territorialeRennes, université de Rennes II MONTÉVIL LaurentRôles et Fonctions du logement social : l’exemple de l’agglomération rennaiseRennes, université de Rennes II PIERRE PatrickLes Bretons et la République - La vie politique en Bretagne sous la Troisième RépubliqueRennes, université de Rennes II ROULIER FrédéricLe milieu sonore d’Angers. Essai d’une géographie du bruitAngers, université |
| 1997▲ |
BILLARD GéraldGouvernement des villes et organisations communautaires à l’épreuve de l’aménagement des quartiers résidentiels aux Etats-Unis : San Diego, Seattle, San FranciscoLe Mans, université du Maine BRETEL-DELEUZE SylvieGestion des déchets et collectivités territoriales, exemples de tri à la sourceCaen, université CALVEZ EugèneCoopératives et industriels laitiers du Nord-Finistère : évolutions agricoles, diversifications industrielles et emploi localNantes, université GUY CatherineL’aménagement du territoire et les contrats de plan Etat-Région des régions Bretagne et Pays de la LoireRennes, université de Rennes II PLOUCHART-HENINE LouisaDe la cité au quartier, le grand ensemble et ses représentations - Agglomérations d’Angers et Le MansLe Mans, université ROCHE StéphaneEnjeux de l’appropriation sociale des technologies de l’information géographique pour l’aménagement territorial : études de cas en France et au QuébecAngers, université |
| 1996▲ |
DAVID OlivierLa petite enfance, politiques d’accueil et aménagement; du territoireRennes, université de Rennes II FOURNIER Jean-MarcLa ville et l’eau. Exemples de Puebla (Mexique), Maracaibo (Venezuela), Ciudad Juarez El Paso(frontière Mexique-Etats-Unis)Caen, université JOUSSEAUME ValérieLes bourgs-centres à l’ombre de la métropole : l’exemple de la Loire-AtlantiqueNantes, université MADELINE PhilippeAides communautaires et développement rural régional en Basse-Normandie, Galice, IrlandeCaen, université MENARD BéatriceContribution géographique à l’étude de la santé dans le Tiers-Monde. Exemple de la trilogie pathologique " Malnutrition - Diarrhées - Affections respiratoires " observée chez les jeunes enfantsCaen, université OGER BrunoLes poles élémentaires dans un espace dynamique : l’exemple de la VendéeNantes, université PENVEN AlainIntégration et ségrégation des populations pauvres ou marginales : l’exemple des politiques rennaisesRennes, université de Rennes II POUSSARD AnneL’Arc atlantique : du virtuel au réel ? Géographie d’un espace-projetCaen, université TROUVÉ ManuelLa pollution atmosphérique en milieu urbain, approche climatique et élaboration d’un logiciel de prévision, l’exemple de l’agglomération caennaiseLe Mans, université |
| 1995▲ |
BAUDELLE GuyLe système spatial de la mine. L’exemple du bassin houiller du Nord-Pas-de-CalaisParis, université de Paris I LAROCHE VéroniqueLes grandes écoles dans les Pays de la Loire : étude socio-géographiqueNantes, université |












































