Septembre 2010


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Vendredi 15 octobre : date limite de remontée des dossiers des unités de recherche de la vague B à l’AERES.

C’est dans ce cadre que nous avons, aussi collectivement que possible, préparé notre projet scientifique pour les années à venir. Celui-ci, comme le précédent, combine un axe transversal et trois axes méthodologiques.


Ce programme s’inscrit donc dans la continuité, tout en prenant évidemment en compte l’évolution du potentiel de recherche d’ESO. En l’occurrence les arrivées récentes (cf. dernière page de cette Lettre) ou prévues pour 2012 suite à des demandes de changement d’unité au profit d’ESO, dont la plus significative concerne trois enseignants-chercheurs d’Agrocampus-Ouest à Rennes.

En interne, il répond à une double ambition de cohésion et de cohérence scientifique. Cohésion dans la mesure où ce projet doit permettre à tout-e chercheur-e d’y trouver sa place en lien avec d’autres chercheur-e-s tout en évitant la juxtaposition de thématiques sans lien les unes avec les autres. L’enjeu de la cohésion rejoint ici celui de la cohérence scientifique. Les axes thématiques se nourrissent des acquis méthodologiques et théoriques de l’axe transversal en même temps que celui-ci n’existe que par les validations, apports et acquis de la confrontation aux terrains des différentes actions de recherche. Ainsi doit continuer à se construire l’ambition de contribuer à éclairer la dimension spatiale du rapport à soi et aux autres, et donc les inégalités, discriminations, dominations, recompositions des rapports de force dans un monde en profond bouleversement, et de décrypter la production des espaces par les actions individuelles et collectives autant que par l’action publique à ses différents niveaux.

Quelle que soit la force des objectifs internes qui ont présidé à son élaboration, ce projet ne peut ignorer les facteurs externes qui s’imposent à nous, en présidant à des réorientations thématiques et surtout des exigences dans les manières de faire et valoriser la recherche :

- évolution du contexte global recompositions économiques et géopolitiques, craintes pour l’avenir de la planète et prégnance des préoccupations environnementalistes – et du contexte politique et idéologique – désengagement des états et démocratie de proximité, intégrismes, populismes, libéralisme, sexisme, racisme…;

- évolution des cadres institutionnels d’exercice de la recherche, pressions imposées par la mise en concurrence des unités et des universités, et « obligations de résultats »…

Outre qu’il n’apporte pas la sérénité indispensable à l’exercice intellectuel, ce contexte bouscule la place du chercheur dans la société, surtout peut-être lorsqu’il est en prise avec les enjeux sociétaux d’actualité. S’il nous faut, individuellement et collectivement, répondre aux exigences de qualité et de production indispensables pour assurer notre reconnaissance, il est aussi de notre devoir de défendre la richesse et la diversité des recherches en sciences humaines et sociales dont ESO est une illustration. Veillons à nous préserver, y compris en interne, de la pensée unique, des tabous, des plafonds de verre, des atteintes à nos libertés de chercheur !

Raymonde Séchet


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