Juin 2002


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Avec plus de six mois d’avance sur le calendrier du précédent contrat quadriennal, nous sommes mobilisés par la préparation de notre bilan et, surtout, du projet scientifique qui nous engagera pour les années 2004-2007. En pleine période de réflexion sur les conséquences de la mise en œuvre du 3-5-8, pourquoi ne pas dire que cette modification du calendrier de préparation des dossiers de contractualisation a accéléré l’entrée de notre unité dans son troisième cycle ? Soulignant « les efforts du laboratoire en terme d’intégration (structuration de recherches communes, actions transversales entre programmes, journées ESO), l’incitation au rajeunissement et au renouvellement des thématiques, le souci de valorisation », l’évaluation de notre bilan à mi-parcours a rendu hommage au travail conduit par Jacques Chevalier. Il s’agit maintenant de "concrétiser", ou, mieux encore,  même si, en ce début d’été hautement footbalistique, c’est moins d’actualité, de "transformer l’essai".

Même si, pour le CNRS, le directeur (ou la directrice…) de laboratoire est responsable de l’élaboration du projet scientifique de  son unité, cette éléboration est d’abord une construction collective. Elle ne peut se concevoir sans une écoute et une participation de chacun ; de même, la mise en œuvre de ce projet, dans une équipe comme la nôtre, repose sur les responsables de sites et de programmes. L’assemblée générale du 22 avril, fortement marquée par l’essor de nos ouvertures internationales et par l’intensité de notre rajeunissement, a été l’occasion d’affirmer notre attachement à une géographie sociale pensée comme analyse du rôle de l’espace dans la production et la reproduction des sociétés, et donc des inégalités et des différenciations, de l’éloignement ou du rapprochement, du vivre ensemble et des régulations.

Notre projet s’inscrira dans la continuité du précédent. Celui-ci s’appuyait sur la médiation spatiale et était structuré en quatre thématiques (Sociétés, environnements, patrimoines ; Système productif : entreprises, lieux, territoires, réseaux ; Territoires du politique – politiques publiques et territoires ; Groupes sociaux : mobilités, identités, lieux, territoires), regroupant chacune  plusieurs programmes, structurants ou émergents. Les transversalités ont été difficiles à mettre en œuvre ; les opportunités de financements sur convention ont été telles que nous aurions pu, sans les journées ESO et la contrainte du rapport à mi-parcours, dériver vers l’auberge espagnole.

Dans ses échelles, ses formes, ses contenus, ses valeurs et ses normes, la médiation spatiale réfère au croisement réciproque entre le social et le spatial. Le choix a donc été fait de proposer une double lecture par la socialisation (les groupes, les pratiques, les pouvoirs) et par la spatialisation (les acteurs, les dynamiques spatiales et les constructions territoriales), avec trois transversales prioritaires : les inégalités et leur production, le vécu (représentations, appropriation, action), le politique (gestion et régulations). Nos programmes, nouveaux ou non, réunissant des chercheurs des différents sites, trouveront aisément place dans ce schéma matriciel, et constitueront autant d’observatoires de notre projet scientifique. Localement, chaque site est impliqué dans des partenariats multiples (projets soutenus dans le cadre des CPER, Maisons de la recherche quel que soit leur statut, politique scientifique des différentes universités). C’est là, dans la proximité, que sont le plus à même de se développer les habitudes d’interdisciplinarité et de transdisciplinarité qui sont si importantes pour le renouvellement et l’enrichissement de nos constructions théoriques et nos savoir-faire. Cette interdisciplinarité fait de plus en plus figure de condition sine qua non pour toute réponse à des appels à proposition de recherche.

Que faut-il penser de l’invitation faite par la Directrice générale du CNRS à dépasser la distinction entre recherche fondamentale et recherche appliquée ? Quelque mauvais esprit pourrait n’y voir qu’un appel à chercher des financements pour compenser l’insuffisance ressentie des soutiens budgétaires aux unités de recherche. Évitons les calculs à court terme pour faire en sorte  que les conventions de recherche soient des mises à l’épreuve de notre programme, et qu’elles ne deviennent jamais sa raison d’être. La recherche-action d’une part, les comparaisons internationales, et, mieux encore, les regards croisés, devraient en être valorisés. La mise en concurrence exige que nous fassions le pari de l’excellence et de la visibilité internationale, de la réactivité, du soutien au renouvellement des compétences. Les journées thématiques "ESO" telles que nous les avons pratiquées en 2000 et 2001, et qui placent nos travaux sous des regards critiques extérieurs à notre équipe resteront des moments forts de débat, d’autoévaluation, et donc d’avancée. Déjà deux mots – inégalités et appropriation – sont retenus pour 2003. L’AG du 9 septembre à Angers, et le Conseil de laboratoire du 16 septembre, seront, quant à eux, les derniers temps forts de la préparation de notre dossier de renouvellement.

Auparavant, je souhaite à toutes et à tous des vacances enrichissantes.


RAYMONDE SÉCHET


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