Janvier 2010


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Dans la Lettre ouverte que j’ai adressée à tous les membres d’ESOle 19 octobre 2009, j’ai lancé un appel à candidature pour me remplacer aux fonctions de Directeur-trice de l’Unité en demandant à ce que les déclarations de candidature me parviennent avant le début décembre, de manière à ce qu’ensuite un débat s’engage dans les sites, devant le Conseil d’Unité avant l’assemblée générale statutaire du 15 mars 2010.

Vincent GOUËSET a répondu à cet appel. Avec son accord, je reproduis ci-dessous le texte du courrier qu’il m’a adressé.

Raymonde séchet

Raymonde,

En réponse à l’appel que tu as lancé le 19 octobre dernier, j’ai l’honneur de proposer ma candidature à ta succession pour la direction de l’UMR ESO.

Ayant intégré l’UMR ESO en septembre 1993, lors de mon recrutement à Rennes  2, j’ai eu l’occasion de suivre tout le parcours de l’UMR depuis cette date, et de participer moi-même à son évolution, en devenant en 2003 directeur du RESO et le responsable du Master Recherche de Rennes 2 (option géographie sociale) ; fonctions que j’ai occupées jusqu’en 2008.

Ayant étudié à Bordeaux, je n’ai pas été formé à l’école de la géographie sociale, que j’ai découverte à ESO, ainsi que dans mon expérience de la recherche, centrée sur l’Amérique latine. Ma pratique de la recherche m’a également donné l’occasion, au gré des programmes et des collaborations successives, de m’ouvrir sur d’autres disciplines (démographie et sociologie principalement) ainsi que d’autres paradigmes, proches de la géographie sociale (études urbaines et aménagement, géographie de la population, dialectique identité-territoire, étude des migrations et des mobilités). Il me semble important, d’un point de vue épistémologique, de préciser que je situe ma candidature à la fois dans l’héritage de la géographie sociale, dont ESO constitue un pôle fort en France -une position qu’il me paraît important de maintenir-, et dans l’ouverture aux autres disciplines aujourd’hui représentées dans l’UMR: sociologie, aménagement, architecture et psychologie principalement.

Depuis 2003, j’ai vu grandir l’UMR, s’élargir ses horizons disciplinaires et ses centres d’intérêts, qui ont largement évolué depuis les premières heures de la géographie sociale. J’ai pu constater que la croissance de cette unité, l’élargissement du nombre de ses chercheurs et de ses enseignants-chercheurs, ainsi que celui de son personnel administratif et de ses doctorants, constituaient un enrichissement permanent, en même temps qu’un défi dans sa gestion quotidienne. J’ai personnellement été confronté à cette situation, à la direction du RESO, qui a vu ses effectifs doubler entre 2003 et 2008. J’ai acquis la conviction que les bénéfices et les perspectives ouvertes par cet élargissement, en termes de structuration d’une recherche à la fois collective et interdisciplinaire, l’emportaient largement sur les difficultés qui découlent d’une telle croissance, même si celles-ci sont bien réelles, pour la direction de l’UMR comme pour le personnel qui œuvre à son encadrement. D’autre part, mon expérience à la direction du RESO m’a également convaincu de l’importance du fonctionnement multi-sites de l’UMR, et du dialogue permanent entre la direction de l’unité, les directeurs de site et leurs équipes.

Par ailleurs, les difficultés de gestion auxquelles se trouve aujourd’hui confrontée l’UMR seraient moins difficiles à porter si la recherche et l’enseignement supérieur n’étaient pas entrés dans une phase de doutes et d’incertitudes, avec une accumulation de réformes qui représentent, à mes yeux, des risques réels pour l’exercice de nos missions de recherche et d’enseignement supérieur. La survie même de l’UMRest en jeu, comme nous l’a appris l’expérience de notre dernier renouvellement, que tu rappelles à juste titre dans ton bilan, ou encore les menaces qui ont plané, fin 2008, à la direction du CNRS et du Département SHS sur le sort des UMR. Il importe donc de rester d’une constante vigilance face à un tel contexte. Pour autant, je suis convaincu que la meilleure réponse que nous pouvons apporter à ces défis est de continuer d’avancer, en menant une recherche innovante et de qualité, ouverte sur le plan théorique et conceptuel, rigoureuse sur le plan méthodologique.

J’ai été particulièrement attentif à tes efforts –et avant toi à ceux de tes prédécesseurs- pour élever le niveau d’exigence scientifique de l’UMR ESO, et pour impulser une dynamique de recherche collective au meilleur niveau. C ’est dans cette lignée que je souhaite inscrire mon action à la Direction de l’UMR ESO, si ma candidature recevait l’agrément des collègues.

Par mon expérience à Rennes 2, dans l’UMR et au-delà (participation au CNU en 2000-03 et au Comité National depuis 2008, implication dans le lancement de l’Institut des Amériques depuis 2004, collaborations successives avec l’IRD, au sein duquel je suis actuellement en accueil), je pense avoir acquis une connaissance assez large des cadres institutionnels de la recherche et de l’enseignement supérieur en France. Je propose donc de mettre cette expérience à la disposition de l’UMR ESO, pour œuvrer à son développement, avec la contribution active, cela va sans dire, de chacun des membres de l’UMR. Je propose de profiter de l’AG de l’UMR du 15 mars pour exposer de façon plus détaillée, auprès de l’ensemble des collègues, les motivations qui me conduisent à candidater à la direction de l’UMR ESO pour le prochain quadriennal, et sur la façon dont nous pourrions réfléchir, ensemble, au mode de gestion de l’UMR et à ses activités scientifiques après le 1er janvier 2012.

Avec mes plus amicales salutations,

Vincent Gouëset


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