Janvier 2005


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AU COURS du trimestre qui s’achève, notre activité individuelle et collective a été d’une extrême intensité. La mise en place du LMD a mobilisé le plus grand nombre d’entre nous. Il nous faudra en faire le bilan quant à ses implications pour la formation à et par la recherche. Dans ce domaine, l’année 2004 est un cru exceptionnel : le nombre de soutenances de thèses et d’HDR a atteint un niveau record. C’est cependant sur les temps forts d’activité collective que représentent les colloques que je voudrais attirer l’attention des lecteurs de cet éditorial : colloque « Peut-on prétendre à des espaces de qualité et de bien-être ? » organisé à Angers les 23 et 24 septembre, colloque « Les villes reconstruites : la ville en devenir, de la ville perdue à la ville retrouvée » organisé par le CRESO à Saint-Lô les 29, 30 septembre et le 1er octobre, colloque « Patrimoine et développement durable : les villes de l’Ouest face au défi de la gouvernance patrimoniale » organisé à Angers le 3 décembre, et surtout colloque « Espaces et Sociétés aujourd’hui » qui s’est tenu à Rennes les 21 et 22 octobre derniers.

Celui-ci traduit un incontestable renouvellement. Renouvellement de la géographie sociale tout d’abord : en plaçant l’individu au centre de ses questionnements, cette géographie est devenue plus humaine non au sens d’une dilution et d’un renoncement mais au sens d’un dépassement des limites des présupposés de départ. Nous sommes ainsi mieux armés pour poser l’espace en tant que cadre, composante, enjeu dans la production et la reproduction des sociétés. Renouvellement des géographes sociaux également. Pensé dans notre contrat quadriennal 2004-2007 comme un temps fort de rassemblement des chercheurs de l’unité, le colloque ESO a rencontré un succès inespéré. À la date initialement fixée, 120 propositions de communications nous étaient parvenues, et, avec les retardataires, ce sont 150 déclarations d’intention qu’il a fallu gérer.

L’analyse de ces propositions est riche d’enseignements et, surtout, elle est rassurante. À la diversité des thématiques abordées s’ajoute celle des origines géographiques. À ce que certains peuvent lire comme un foisonnement inorganisé, nous répondrons qu’il n’est plus tabou pour les chercheurs d’aujourd’hui de poser l’espace comme dimension du social et surtout comme enjeu de pouvoir et de production d’inégalités. Aux fidèles des colloques de géographie sociale, se sont ajoutés de très nombreux nouveaux venus, souvent jeunes. Il était donc important de leur donner la parole pour que le colloque atteigne son objectif de rassemblement d’une communauté.

La géographie sociale d’aujourd’hui n’est plus celle des « lieux saints » – Caen, Lyon, Pau – du début des années 1980. Certes des « blancs » subsistent sur la carte mais la diffusion est importante, tant en France qu’à l’étranger. Sans doute est-ce le résultat de l’efficacité des moyens actuels de diffusion de l’information. On peut toutefois penser que cela découle des effets de génération favorisés par les Écoles d’été de géographie sociale, qui ont été fréquentées par nombre des jeunes collègues auteurs de communication.

Je ne peux donc que souhaiter le renouvellement de ces rassemblements de jeunes chercheurs (après Toulouse en septembre 2004, Montpellier en septembre 2005 ?) et vous inciter à y participer activement.

Bonne année 2005 à tous.

RAYMONDE SÉCHET


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