Décembre 2001


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En signant cet éditorial pour la dernière fois, je voudrais d'abord vous remercier de la confiance dont vous m'avez fait part depuis 1993. Cette année là, je succédais à Robert Hérin, au commande depuis que notre équipe s'était vue associée au CNRS quelque dix ans plus tôt. En près de vingt ans, ESO aura compté seulement deux directeurs. Il s'agit là de la preuve manifeste d'une grande constance, bien que le nombre de chercheurs et les objets scientifiques aient beaucoup changé surtout durant la dernière décennie. Je vois là le signe de la sérénité avec laquelle nous avons conduit ensemble les indispensables évolutions : accueillir et intégrer chaque année de nouveaux jeunes chercheurs, développer les recherches doctorales et donner l'occasion aux doctorants de s'exprimer, s'adapter au nouveau contexte scientifique national et surtout international dans lequel nous devions inscrire notre démarche de recherche et la repenser. Je suis persuadé que c'est avec la même sérénité que nous affronterons les défis qui se profilent.

Jacques Chevalier

 

Le Conseil de laboratoire m’a accordé, en votre nom à tous, sa confiance pour assurer, à partir du 1er janvier 2002, les activités inhérentes à la fonction de direction d’unité : animation et coordination scientifique, gestion des crédits et responsabilité des emplois CNRS, représentation et valorisation de l’unité. En terme de calendrier, le premier enjeu du changement de direction est d’assurer la pérennité de ce que, pour nos cinq sites, Robert Hérin et Jacques Chevalier ont contribué à faire vivre depuis près de vingt ans. La meilleure façon de leur exprimer notre gratitude est de nous mobiliser collectivement pour pérenniser la  reconnaissance de notre UMR par le CNRS. Les premières informations sur l’examen de notre rapport d’activité à mi-parcours sont encourageantes ; c’est une raison supplémentaire pour couper court aux critiques formulées lors du précédent renouvellement sur l’éclatement de nos thématiques de recherche et sur notre manque de visibilité et de rayonnement.

Nous sommes de plus en plus nombreux, nos itinéraires de chercheurs sont de plus en plus diversifiés. La richesse thématique qui découle de ces mutations ne saurait être remise en cause ; mais, pour qu’elle soit féconde et n’apparaisse pas comme un éparpillement, il est indispensable que nous nous interrogions de nouveau, individuellement et collectivement, sur ce qui nous unit. La diversité rend la structuration scientifique plus difficile, et la cohérence ne peut émerger que d’un accord problématique.

Que signifie donc aujourd’hui l’engagement dans des questionnements de géographie sociale, alors que semble faire consensus l’idée d’une géographie comme analyse de la dimension spatiale des sociétés ? Notre déjà longue histoire nous invite à ne pas  prendre cette définition, retenue par le département SHS du CNRS, seulement comme un moment de reconstruction  consensuelle du discours géographique, mais bien comme une reconnaissance de la pertinence de rester fidèle à l’étude des interactions entre rapports sociaux et rapports spatiaux, de la médiation spatiale pour le dire avec les mots d’aujourd’hui. Il est indispensable de poursuivre et approfondir le travail théorique amorcé au colloque de Caen, et qui s’est prolongé dans les séminaires “proximité”, “lieu”, “comparer”, “enjeux sociaux et spatiaux”, “communauté”. Le succès de ces séminaires ne se mesure pas au nombre d’interventions mais à la richesse des débats auxquels ils ont donné lieu.

Nous sommes ainsi mieux armés pour la confrontation interdisciplinaire, l’ouverture internationale, la diversification de nos terrains d’étude. Pour relancer la dynamique et faire émerger de nouvelles occasions de croiser les entrées thématiques, j’ai proposé au Conseil de laboratoire de consacrer une partie de la journée ESO du 28 janvier 2002 à une présentation des différents  programmes, qu’ils soient structurants ou émergents, ou qu’ils s’inscrivent dans des réseaux de collaboration variés. Les responsables de programme ont été invités à organiser leur exposé autour de trois items : l’objet, les hypothèses et objectifs de contribution à l’analyse des sociétés et de leurs territoires, les espaces d’étude et les méthodologies. Nous devrions y gagner en inter connaissance, et donc en dynamique collective.

Il nous faut toujours apporter la preuve que notre équipe est dans l’Ouest, mais pas de l’Ouest, qu’elle est beaucoup plus qu’une addition de recherches individuelles et de programmes structurés localement, que notre organisation en réseaux apporte à la recherche sur les sociétés et leurs espaces une réelle valeur ajoutée. Il revient à chaque chercheur d’y contribuer en  s’interrogeant sur les modalités de son engagement.

Raymonde Séchet


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