De l’espace de qualité à celui du bien-être : une question d’appropriation sensorielle ?

Lucile Grésillon (lucilegresillon @ tele2.fr), LADYSS/Paris1

La fabrication des espaces et leur qualité sont de plus en plus contrôlées par les autorités urbaines, notamment au travers des récentes injonctions de faire paysage. Pourtant, les espaces conçus ne conviennent pas forcement aux urbains et ne sont pas toujours appropriés. Nous posons le postulat que cela provient du décalage entre le sensible crée par l’urbanisme et les besoins sensoriels des habitants, besoins qui s’accentuent actuellement. En effet, le phénomène contemporain d’individuation provoque un élargissement de la notion de qualité de vie : celle-ci dépend non seulement du confort matériel mais aussi de l’intensité et de la diversité des perceptions sensorielles (Vigarello, 1982). Il y aurait donc rupture contemporaine : le bien—être deviendrait surtout une question de sensorialité (Sèze, 1994, p. 34-35). Il dépendrait fortement de l’adéquation entre les besoins sensoriels des individus et les propriétés sensibles des espaces, entre exigence sensorielle individuelle (subjectif) et référentiel sensoriel commun généralisé par l’urbanisme (objectif). Que manque-il aux espaces de qualité pour devenir des espaces de bien-être ?
Dans quelles mesures les « espaces capacitants » ne dépendraient-ils pas de leur capacité d’exciter agréablement les sens ? Les espaces « invalidants » ne résulteraient-ils de cette impossibilité ? En premier lieu, nous éclaircirons le sens que nous donnons aux notions de sensible, qualité des espaces, sensorialité et bien-être ainsi que nos positionnements par rapport aux recherches sur le bien-être. Nous présenterons dans un deuxième temps les socles méthodologiques de notre recherche : les critères de choix des terrains et le dispositif d’enquêtes mis en place. La troisième partie sera consacrée à la présentation des résultats : interférences entre le sensible des espaces, les représentations et les pratiques des usagers, interactions entre ce sensible, le bien-être et les initiatives de création de sensible observées.

Des espaces de bien-être à la sensorialité

Alors qu’elles font l’objet de nombreuses recherches outre-atlantique depuis les années soixante, les interrogations concernant le bien-être n’ont pas profité d’un intérêt constant de la part des géographes français. Antoine Bailly avait pourtant apporté les bases théoriques nécessaires à ce type de recherche, dès les années quatre-vingt, à travers la publication de son ouvrage La Géographie du bien-être (Bailly, 1981). Lors des actes du deuxième colloque Géotopique, quelques années plus tard, il s’interroge avec Jean Racine « sur l’actualité de ce type de préoccupation, le piétinement des recherches en la matière (…) paraissent lié à une insuffisance conceptuelle et à l’absence d’élaboration théorique et méthodologique adaptée à une problématique neuve et difficile. » (Bailly, Racine, 1988, p.161). Ce colloque « Peut on prétendre à des espaces de qualité et de bien-être ? » illustre un renouveau de la thématique. Dans ce contexte, je propose un autre axe pour mesurer le bien-être en géographie : il s’agit d’étudier le bien-être qui naît de l’interaction entre la sensorialité d’un individu et le sensible de l’espace. Dans le contexte de centration sur l’individu, le bien-être éprouvé dans un espace dépend de plus en plus de cette interférence. 
L’évaluation hédonique de cette interaction dépend de composantes objectives (qualité de l’espace) et de composantes subjectives (caractéristique sensorielle de la personne). En cela, je rejoins les convictions d’Antoine Bailly et Jean Racine (Bailly, Racine, 1988, p. 234) sur les deux dimensions du bien-être : l’une objective et l’autre subjective. Le sensible d’un espace est la partie perceptible par les sens de l’ensemble des objets matériels qui le composent. En milieu urbain, il s’agit des structures bâties et non bâties comprenant la totalité des objets pouvant être caractérisés par leurs propriétés physiques ou chimiques. Il comprend donc, en dehors du bâti, le vivant (végétation, animaux), les odeurs, les sons, le vent, le rayonnement du soleil. La qualité d’un espace dépend de ses composants matériels et de leur agencement. Cette qualité est mesurable par des critères objectifs où les normes de confort et d’esthétique jouent un rôle essentiel. Le confort est garanti par des critères hygiénistes (lumière, eau courante, chauffage) qui guident l’urbanisme décisionnel depuis son origine et assurent aux usagers un certain silence sensoriel (en particulier en ce qui concerne les odeurs et les bruits). Les architectes fournissent l’esthétique et la qualité de l’ouvrage. Du côté des usagers, quelques explicitations de vocabulaire sont nécessaires. Leur « sensorialité » est composée des caractéristiques physiologiques, neurologiques et psychologiques de la perception. Le bien-être qu’ils éprouvent est, d’après le Petit Robert, une sensation agréable procurée par la satisfaction des besoins physiques, intellectuels et spirituels. 
Le bien-être est une sensation et touche donc explicitement au corps. Le bien-être éprouvé dans un espace à un moment donné dépend de trois composantes : le bien-être corporel, le bien-être relationnel et le bien-être esthétique (Pezeu-Massabuau, 2002, pp. 15-34). L’importance de ces trois composantes varie selon la personne et son état intérieur. Le bien-être procuré par la perception du sensible est ce que j’appelle le bien-être sensoriel, il fait partie du bien-être corporel (schéma). Le bien-être corporel dépend d’un affranchissement du corps par rapport aux contraintes du froid, de l’obscurité, de la saleté, de la promiscuité, des travaux physiques les plus pénibles (Séze, C., 1994, p.34-35). Cette émancipation a été rendue possible dans un premier temps, par une standardisation des logements du point de vue du confort matériel, puis par une généralisation de cette standardisation aux autres espaces. Que le corps soit libéré des contingences physiques n’est aujourd’hui qu’une condition nécessaire mais non suffisante au bien-être sensoriel : celui-ci dépend aussi de la capacité de stimulation sensorielle des espaces. Comment les espaces urbains satisfont-ils cette nouvelle exigence ?

La géographie du bien-être sensoriel en méthodes

Mon travail avait comme point de départ l’exploration de la place du sensible et en particulier le sensible odorant, dans la relation des urbains à leurs habitats [1]. Un des objectifs de ma recherche était également de mesurer le degré de satisfaction résidentielle par le biais du rapport au sensible et d’évaluer la place du sensible dans ce bien-être. Que la part du sensible dans le bien-être résidentiel dépendait des caractéristiques physiques et biologiques de l’habitat était une de mes premières hypothèses. Pour mettre à l’épreuve cette supposition, trois espaces parisiens d’habitat, le quartier des Peupliers, la place Pinel, la rue Lagrange, différents par leur morphologie urbaine ont été sélectionnés. La rue Lagrange (5e arrondissement) est une percée haussmannienne du début du vingtième siècle bordée d’immeubles bâtis à la même époque. Les lotissements de maisonnettes du quartier des Peupliers (13e arrondissement) ont été initiés majoritairement par le patronat du Réseau de Chemin de Fer Français pour rendre les cheminots propriétaires, dans la mouvance des courants sociaux-démocrates. Créé dans le cadre de la rénovation du 13e arrondissement des années 1970, prototype des créations urbaines de cette période, l’ensemble collectif de la place Pinel est composé de barres et d’une tour disposés autour d’un jardin intérieur. La taille de ces terrains d’enquête est intentionnellement réduite et correspond à l’espace temps le plus fréquemment vécu. Cette échelle nous permet de saisir les relations sensorielles de l’être humain avec son espace de vie. Soixante-quinze entretiens ont été effectués, vingt-cinq par site. 
Pour évaluer la part du sensible dans la satisfaction résidentielle, les thèmes abordés concernaient dans un premier temps le choix résidentiel, les travaux et aménagements effectués dans le logement, la présence de plantes dans l’habitat et le récit de trajets quotidiens. Le bilan tiré des entretiens “test” a mis en évidence des limites méthodologiques importantes. La plus saisissante de ces limites concerne l’énonciation de la perception sensorielle. Elle se résume souvent à une énonciation vague, soit parce que dénuée d’intérêt pour l’informateur - il n’éprouve pas l’envie de développer -, soit pour des raisons d’ahédonisme [2], soit parce que l’habitude de fréquenter un espace va de pair avec une absence de formulation - les perceptions ne prennent pas la forme de sensations -, soit parce que le rapport à ce qui est perçu par les sens, du domaine du subjectif, est considéré comme relevant du domaine de l’intime. Aux vues de ces premiers résultats et dans l’objectif de nourrir la parole grâce à la perception immédiate, le dispositif d’enquête a été enrichi par une visite du logement et une promenade du quartier commentées par l’habitant. L’idée a priori était que ces pratiques pouvaient mettre en jeu et révéler une partie de la sensorialité des individus et donner des indications sur le sensible à l’origine de leur bien-être.

Le bien-être sensoriel entre adéquation aux espaces et adaptation des espaces

Le traitement des entretiens s’est effectué en plusieurs étapes. Un premier niveau d’analyse, qui nous intéresse ici, a été réalisé afin de mettre en valeur, par site, les constantes éventuelles dans les représentations, les pratiques, le bien-être ressenti en relation avec le sensible. 

Au centre de Paris, rive gauche, la rue Lagrange est une courte percée haussmannienne qui relie la porte d’Italie au coeur de la capitale. Elle est donc très prisée par les automobilistes : la pollution y est importante. Les immeubles qui la bordent sont de style haussmannien et leurs logements appartiennent à des cadres intellectuels et libéraux. En dehors des massifs ou des pots disposés par les commerçants afin d’asseoir leur présence sur le domaine public, il y a très peu de végétation sur les balcons et les gardes corps des fenêtres. Les seules plantes visibles sont soit de frêles reliquats d’espèces exotiques d’intérieur, soit de la végétation « kleenex » (des plants que l’on achète fleuris et que l’on jette une fois fanés), soit de la fausse verdure en plastique (Cohen, Blanc, Grésillon, 2004). Il existerait plusieurs raisons à ces pratiques jardinières : la première est l’existence avérée de la pollution qui rend, pour certains habitants, la rue impropre à la vie végétale. La deuxième est à mettre en rapport avec le mode de vie associé aux immeubles haussmanniens : « le nouvel espace bourgeois » (Castex, Depaule, Panerai, 1980, p. 19) qui a compté dans le choix résidentiel. Contrairement au fonctionnement de l’îlot parisien traditionnel, il n’y a plus d’opposition entre la périphérie et l’intérieur : tout est public (Loyer, 1987, p. 261-262). Les pièces sont réservées à la représentation. Les éléments « imparfaits » (les plantes malades ou en fin de période végétative) ou salissants (« les plantes artificielles, c’est bien ça ne salit pas ») sont jetés ou entreposés dehors. La végétation est un élément de décor qui n’est acceptée qu’en bonne santé ou plein de couleurs (les jardinières aux fenêtres) à condition cependant, qu’elle renforce la fonction d’apparat des pièces. Conformément au principe d’apparence, le bien-être esthétique prime. La stimulation des sens que procure le jardinage ne rentre pas en compte dans la présence de plantes. D’ailleurs, les enquêtés, lors des promenades, font peu référence à leurs sensations (odeurs, vues…) et peu disent éprouver du plaisir à vivre en ville, comme si leurs corps étaient absents. Cette carence va de pair avec une difficulté à vivre constamment en milieu urbain et la « fuite » hebdomadaire dans la maison de campagne. Les principes de représentation du logement haussmannien contraindraient les corps dans un maintien rigide, loin du bien-être sensoriel, auquel l’évasion hebdomadaire seule permettrait d’échapper. La présence de pollution et les implicites de la configuration haussmannienne empêchent une appropriation sensorielle de l’habitat, rue Lagrange. L’espace de qualité ici n’est pas espace de bien-être. 

Situé au sud de la Butte aux Cailles dans le 13e arrondissement, les maisonnettes du square des Peupliers sont aujourd’hui propriétés de cadres intellectuels et de professions libérales. Construit autour d’une voie circulaire intérieure, en retrait du réseau viaire alentour, cet espace clos forme un milieu de vie très particulier par la prolifération délibérée de végétation. Les nouveaux arrivants sont très soucieux de leurs plantations : ils passent du temps et du plaisir à s’en occuper (Cohen, Blanc, Grésillon, op.cit). Leur jardinet est rempli de jeunes plantes d’espèces variées et originales dont les caractéristiques odorantes sont importantes. Ils n’hésitent pas non plus à faire pousser des espèces potagères (plantes aromatiques et petites tomates). Ces habitants utilisent sciemment le jardinage comme moyen de stimuler leurs sens (l’odorat, le goût, le toucher : la terre et le duvet de certaines feuilles…) : il leur procure du bien-être. Petite boucle de pavillons tournés sur eux-mêmes et enserrée par des hauts bâtiments, le square est sombre. Ce manque d’ensoleillement est résolu par les habitants qui ont surélevé d’un étage leur maison. Ils font admirer la clarté et la vue du ciel qu’il permet. La ruelle circulaire est pavée et moussue, les maisonnettes sont nichées dans la verdure, l’aspect villageois est tel que les habitants sont fiers de raconter que leurs amis s’exclament : « mais c’est la campagne, ici ! ». Certaines pratiques matérialisent cet idéal : certains habitants vont s’approvisionner à la fontaine de la place Verlaine, à 300 mètres, pour leur consommation personnelle. L’espace du square est ressenti comme protégé de la pollution atmosphérique alors que les alentours immédiats sont perçus comme très pollués : « dès que l’on sort du square, c’est horrible ! ». Pourtant, les mesures montrent que la pollution est la même. La représentation idyllique du square modèle donc la perception à l’intérieur du square. La morphologie incite à s’ouvrir aux sensations et les habitants en font beaucoup mention : « avec les pavés, t’es obligé de prendre ton temps ! ». Le square est un espace propice à l’épanouissement de la sensorialité, au bien-être sensoriel, à la présence du corps. Cette capacité d’origine est renforcée par les interventions des habitants sur le sensible du square. 

Construite quatre-vingt ans plus tard, la résidence de la place Pinel est organisée autour d’un jardin de plan et d’espèces élémentaires, conforme aux « espaces verts » des grands ensembles répondant aux injonctions d’économie d’achat et d’entretien. Son entrée principale donne sur la place Pinel, ancien centre du hameau des « Deux Moulins » annexé par Paris en 1861, passé dont témoignent certains immeubles de style « faubourg » disposés en arc de cercle. Les personnes qui logent dans cette résidence exercent en majorité des professions intermédiaires, la proportion de retraités aux revenus modestes est importante. Les habitants font admirer la vue qu’ils ont de leur logement. Il s’agit soit d’une vision panoramique sur Paris, soit de la perspective sur le jardin intérieur. Le cœur de l’îlot est peu pratiqué : les adultes ne font qu’y passer et les enfants y jouent, aux beaux jours après l’école, mais restent sagement sur les sentiers. Les pelouses sont interdites et le concierge fait fidèlement respecter le règlement. La fonction essentielle de ce jardin est donc visuelle : isoler, faire paysage, donner l’idée de nature par le vert, fonction assez restrictive mais qui est respectée par tous. Les habitants n’énoncent pas d’autres sens mis en éveil grâce à ce jardin, malgré la forte odeur du laurier thym en mai, celle de l’herbe coupée après la tonte que j’ai pu sentir. De nombreux habitants semblent avoir adopté la suprématie de la vision sur les autres sens dont les principes fonctionnalistes sont pétris (Le Corbusier, 1977, p. 78). Les personnes enquêtées sont locataires et n’ont pas choisi leur habitat. Toutefois, elles sont minoritaires à s’être plaintes de vivre dans cet ensemble et vantent au contraire la convivialité de la place Pinel. La qualité de la sociabilité de voisinage, le bien-être relationnel, la perspective dégagée ou verte des logements semblent suffire à la satisfaction des habitants. L’influence de l’urbanisme sur la sensorialité est toutefois à relativiser : des habitants se sont créé un espace de liberté où ils peuvent exprimer leur sensorialité. En effet, dans ce jardin intérieur, certains résidants plantent discrètement, en accord avec la concierge qui a initié le mouvement, des plantes de leur goût sur un des parterres « standardisés », belle manière communautaire d’adapter l’espace collectif aux besoins sensoriels. On y trouve des espèces florales odorantes et des aromatiques. Cette initiative tend à étendre les possibilités de bien-être de cet espace : du relationnel au sensoriel. 

Dans l’habitat, le passage de l’espace de qualité à l’espace de bien-être dépend beaucoup des possibilités d’adéquation du sensible aux besoins sensoriels de l’habitant. Cette adéquation peut être créée par les individus, comme dans le square des Peupliers et celui de la place Pinel, lorsque le bâti permet à l’habitant une certaine marge de manoeuvre. Ces initiatives permettent de créer un sensible adapté à la personne car engendré ou favorisé par elle et complète ainsi la qualité des espaces pour en faire des espaces de bien-être. L’appropriation de l’habitat passe par une adaptation du sensible à sa sensorialité. Dans quelles mesures, les « espaces capacitants » ne dépendraient-ils pas d’une certaine alchimie entre deux capacités : celle d’exciter agréablement les sens et celle de permettre la création d’un sensible adapté ? Les espaces « invalidants » ne résulteraient-ils pas de ces deux impossibilités ? 


BAILLY, 1981, La Géographie du bien-être, PUF, 239 p.
BAILLY, RACINE, 1988, “Qualité de la vie, bien-être et indicateurs sociaux et disparités territoriales », Espace Géographique, t. 17, n°3, pp. 161-240.
BLANC, 2002, Programme de recherche MATE « Politiques publiques et paysages, analyse, évaluation, comparaison », rapport final « Des paysages pour vivre la ville de demain Entre visible et invisible »,1999-2003, UMR 7533 Ladyss -CNRS, 319 p.
CASTEX, DEPAULE, PANERAI, 1980, « Le Paris haussmannien 1853-1882 », Formes urbaines : de l’îlot à la barre, Dunod, pp. 13-45.
COHEN, BLANC, GRESILLON, 2004, en cours, La nature en ville et le renouvellement urbain, Annales de la recherche urbaine.
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GRESILLON, à paraître, « La Ville durable ou l’urbanisme au risque du bien-être sensoriel », La Ville et l’enjeu du développement durable, Développement Durable et Territoire, 2004, dossier 4.
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VIGARELLO, 1982, Les Vertiges de l’intime, Le corps entre illusions et savoirs, Esprit, 2, pp. 68-78.


[1] Cette recherche s’est déroulée en partie dans le cadre du programme de recherche MATE « Politiques publiques et paysages, analyse, évaluation, comparaison » au sein de la recherche Des paysages pour vivre la ville de demain Entre visible et invisible dirigée par Nathalie Blanc (Chargée de Recherche à l’UMR 7533 Ladyss - CNRS) entre 1999-2003.

[2 ] Absence de sensation pour des raisons physiologiques, neurologiques et/ou psychologiques.