Changer d’espace pour vivre mieux : ethnologie des « nouveaux » habitants des Cévennes

Nathalie Bonini, UMR CITERES, Université F. Rabelais, Tours


Cette contribution est une version remaniée d’un article paru en collaboration avec Françoise Clavairolle dans Informations sociales, n° 114, février 2004.


Entamée depuis les années 1970, la lente « reconquête » de certaines régions rurales enclavées se traduit aujourd’hui par une évolution démographique positive après des décennies de solde migratoire déficitaire [1 ] et, sur un plan sociologique, par une dynamisation de ces territoires jusque là en voie de désertification. Modestes numériquement mais cependant non négligeables à l’échelle des collectivités locales, ces gains de populations autant que l’augmentation - parfois fulgurante - des prix du foncier semblent témoigner d’un renversement d’images : tandis que décroît l’attractivité de la ville, les territoires à dominante rurale, attirent non seulement dans l’imaginaire mais aussi de plus en plus dans la réalité des populations en quête de meilleures conditions d’existence. 
Retraités, “ immigrés de l’utopie ” (Léger et Hervieu 1978), personnes “ déplacées ” pour des motifs professionnels ou familiaux, individus ou familles en situation précaire… ces migrants que l’on englobe généralement dans la catégorie des « néos-ruraux » forment un groupe hétérogène, tant socialement qu’économiquement, du point de vue de l’âge comme de l’origine géographique. Les éléments présentés ici sont issus d’une étude ethnologique conduite en Cévennes gardoise et lozérienne. Le terrain de l’enquête est constitué de communes non intégrées dans les zones urbaines [2 ], appartenant majoritairement à la catégorie du « rural isolé ». Elle porte sur ceux parmi ces migrants qui satisfont les critères établis par B. Kayser (1990 : 170) à savoir, une adhésion volontaire à la ruralité et un projet d’activité professionnelle locale [3 ], ce qui n’en constitue pas moins un ensemble de populations diverses dont le parcours migratoire, les motivations, les modes d’insertion dans la société d’accueil reflètent les mutations de la société française depuis trente ans et expriment également le contexte socio-économique et idéologique dans lequel le choix de départ s’est opéré. En dépit des différences observées entre les générations successives de migrants, on peut constater de profondes similitudes dans la manière dont les uns et les autres légitiment leur choix de vie. Anciens ou récents installés [4 ], tous sont en effet portés par un même rejet et une même quête : la fuite du milieu urbain et de son cortège de nuisances vécues ou redoutées (pollution atmosphérique et sonore, insécurité, mauvaises conditions de vie et de travail, dilution du lien social, etc.) et la quête d’un “ mieux-vivre ”, d’un “ bien-être ” ou plus exactement d’un être bien qu’incarne, sous divers modes, un espace rural imaginé comme l’antithèse de la ville (qualité de l’environnement, bonnes conditions d’existence et de logement, forte solidarité, etc.). 
Puisque l’on change d’espace pour mieux vivre, on peut se demander sur quoi se fonde ce « vivre-mieux ». Nous avons choisi d’évoquer trois domaines qui nous semblent incarner l’idée d’une vie meilleure pour ceux qui ont choisi de quitter leur lieu d’origine et leur situation antérieure pour s’installer à la campagne. Il s’agit de la vie socio-culturelle, de la relation au « travail » et de l’éducation des enfants.

Un espace de sociabilité

Pour les migrants d’après 68, il s’agissait de construire une société nouvelle fondée sur des valeurs communautaires différant de celles prônées par la société locale dite “ traditionnelle ”. C’est donc sur des bases en principe renouvelées que s’organise la sociabilité qui s’est développée au sein de la population néo-rurale ainsi qu’avec une frange réduite de la population d’origine favorable à sa présence et partageant certaines de ses valeurs. Elle est aujourd’hui donnée spontanément comme l’une des raisons majeures pour demeurer dans certaines vallées enclavées, parfois pour s’y installer quand il s’agit de personnes ayant longuement fréquenté les lieux avant de franchir le pas, parfois également pour en partir quand elle fait défaut. Dans la haute Vallée française, les « néos-ruraux » ont créé une véritable société dans la société, qui s’est d’ailleurs dotée depuis quelques années de sa propre fête communautaire qui se tient au début août, à quelques jours de la fête votive du village qui l’accueille. La “ fête des gens » représente l’un des temps forts de la sociabilité spécifiquement “ néo ”. Il existe également des espaces de sociabilité de dimension plus réduite, parfois à l’échelle d’un “ quartier ”, comme c’est le cas dans une micro-vallée où la quasi-totalité des habitants est néo-rurale, ou bien, plus récemment, à la cité HLM de Sainte Croix Vallée française dont tous les résidents actuels sont de nouveaux arrivants n’ayant pas réussi à trouver un logement à leur convenance et/ou en situation de précarité. 
Dans les secteurs où ils sont particulièrement nombreux, les “ néos ” participent assidûment à la vie associative qui fait preuve d’une surprenante vitalité. L’association incarne à leurs yeux un véritable projet de société, porté par des valeurs de solidarité, d’échange, d’action participative et de créativité. On comptait en septembre 2000 sur le territoire du Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples (SIVOM) des Hauts-Gardons pas moins de 53 associations et organismes divers engagés dans la seule vie culturelle. Si l’on tient compte du fait que la population du SIVOM s’élevait lors du recensement de 1999 à 2328 habitants, on a alors une idée de l’effervescence associative qui y règne et qui fait dire à l’un d’entre eux qu’“…il y a des périodes, on ne sait plus comment faire face tellement il se passe de choses ! ”. Mais le dynamisme associatif ne se limite pas à l’action culturelle. Il existe également de nombreuses associations locales, nationales voire internationales à vocation économique, scientifique, écologique ou politique au sein desquelles les “ néos ” sont particulièrement actifs. A cet éventail, il faut également ajouter les organismes syndicaux comme la “ Confédération paysanne ” auquel adhèrent la plupart des agriculteurs et éleveurs. 
Ce riche tissu associatif peut permettre une intégration rapide des nouveaux venus et, contrairement à ce qui est supposé se produire en ville, empêcher l’isolement relationnel. Ainsi, dans le canton de Lasalle, 55% des nouveaux installés ont adhéré à une ou plusieurs associations, d’ailleurs généralement fondées par les plus anciens (Rivière-Honneger 1998 : 59). Si l’intégration sociale est facilitée, celle-ci repose néanmoins sur la capacité de chacun à établir des liens avec autrui et surtout à les entretenir. En Cévennes, région montagneuse où la circulation est difficile, l’habitat dispersé, il faut impérativement accepter de se déplacer, d’aller vers les autres, de participer aux activités communes sous peine de décrocher de cette sphère d’intégration sociale. Tandis que certains — en Vallée Borgne notamment - souffrent de n’avoir pu faire naître la même dynamique, en raison du faible soutien des élus et d’une moindre représentation des « néos », d’autres — en Vallée Française par exemple - peuvent trouver cette sociabilité effervescente excessive et finalement contraignante.

Du travail à la réalisation de soi

“ C’est clair, je ne crois pas qu’on vienne ici pour réussir professionnellement… ici, c’est forcément d’autres types de choix de vie ” constate S., installée en Cévennes depuis le début des années 90. Tandis que R. Castel s’interroge sur les possibles conséquences anthropologiques de l’actuelle remise en cause de la centralité du travail (1995 : 622), A. Gorz pour qui “ l’éthique du travail est devenue caduque ” (1988 : 266), constate que les “ travailleurs ” aspirent désormais à “ (re)prendre du pouvoir sur leur vie ” (276). 
Pour tous ceux et celles que nous avons rencontrés, il est manifeste que le vivre mieux passe si ce n’est par une remise en cause du travail comme instance majeure d’intégration sociale et de réalisation individuelle, tout au moins par un autre rapport à celui-ci et à la valeur qui lui est assignée dans notre société. En effet, tandis que l’opinion continue à défendre l’idée selon laquelle le lien social se réalise essentiellement dans et par le travail, nos interlocuteurs considèrent au contraire qu’ils disposent d’autres voies d’intégration, que la “ réalisation de soi ” trouve également à s’accomplir dans un grand nombre d’autres domaines comme la famille ou la création. Comme le dit l’une de nos interlocutrices, “ je ne fais pas de fixation sur le salaire, l’ambition, le travail, la réussite, l’image sociale par le travail… je ne me définis pas en fonction de mon emploi ”. Ce qu’ils désignent généralement par travail correspond à une activité contrainte, obéissant à la nécessité d’assurer leur existence, de satisfaire un certain nombre de besoins définis en fonction de normes dont ils contestent le bien fondé. A ce travail-servitude, certains répondent en mettant en œuvre des stratégies de contournement : petits boulots au noir, alternance de période d’activité salariée et de chômage rémunéré, recours aux emplois subventionnés par les pouvoirs publics, etc. Ceux qui ont opté pour l’agriculture trouvent une satisfaction dans leur confrontation à une nature vécue, non sans ambivalence, comme un foisonnement spontané, incontrôlable mais qu’ils s’efforcent néanmoins de domestiquer, de restaurer dans son ordre antérieur, celui d’avant l’exode rural. Remontant les murets des terrasses, remettant en état les prés rendus aux genêts, retrouvant les sources perdues, ils nourrissent une profonde fierté de ce labeur ingrat qui arrache le paysage à l’ensauvagement. 
Sous certaines conditions, notamment lorsqu’il est une composante d’un véritable “ mode de vie ”, le “ travail ” peut ainsi devenir un facteur d’accomplissement individuel. Idéalement, il s’agit de décloisonner les sphères du travail et du non-travail, de refuser ce que A. Gorz appelle “ la scission du travail et de la vie ” (op. cit. 47). L’on peut ainsi réaliser ce décloisonnement en s’investissant par exemple dans une activité agricole, créative ou à caractère socio-éducatif [5 ] ou, par manque d’attrait ou de compétence dans ces domaines, ou bien encore manque de capitaux pour y parvenir [6 ], choisir de limiter tant que faire se peut l’exercice d’un travail rémunéré extérieur en acceptant en contrepartie de réduire ses besoins, quitte à solliciter les aides sociales susceptibles de fournir un complément de revenus. “ L’important c’est pas de vivre ici, mais pour faire ce que j’ai envie de faire, il me semble que la réponse la plus efficace est de vivre ici ” soutient N. qui a renoncé à se professionnaliser pour construire sa vie, en équilibre sur “ cette crête entre le luxe et la misère ”. Le fond commun, partagé par tous, est la contestation de l’idéologie du travail et la volonté de donner un sens à son existence, sens qui peut certes passer par une activité rémunérée ayant valeur de “ travail ” mais également par des tâches sans valeur économique reconnue, mais qui sont facteurs de développement personnel et en cohérence avec les valeurs éthiques et politiques défendues. La pénibilité physique et le temps consacré sont alors acceptés et même valorisés. C’est ainsi à l’aune de l’épanouissement qu’il est susceptible de lui apporter que chacun évalue ce à quoi il consacre son énergie et son temps.

Elever les enfants dans un espace de qualité

Mus par une idéologie anti-institutionnelle, les migrants de la première génération souhaitaient faire éclater le couple et la famille symboles à la fois du modèle dominant et carcans qu’il fallait briser pour s’épanouir. Pour ces partisans de la vie communautaire, le bien-être individuel et collectif ne se concevait alors que contre la famille. Les enfants à naître ou déjà nés étaient dans l’idéal socialisés par le groupe qui évitait autant que possible les contacts avec une société et des institutions contestées. A l’inverse, l’épanouissement ou la (re)découverte de la famille se situe au cœur des motivations de départ d’un certain nombre de « néo-ruraux » des vagues suivantes. C’est parfois même pour “ sauver ” la famille conjugale suite à la dépression de l’un de ses membres ou malmenée par le stress de la vie active en ville que l’on décide de changer de lieu et de mode de vie. A cette famille conjugale retrouvée, au point de devenir parfois repliée sur elle-même, on adjoint souvent une troisième génération d’adoption, cévenols âgés demeurant dans des hameaux voisins et tenant lieu de grands-parents pour les enfants. Au-delà de ce lien familial et par lui se transmettent également les savoir-faire paysans comme leurs connaissances du pays et de la nature. Les ruptures familiales peuvent également provoquer le départ vers ces lieux d’interconnaissance, jugés favorables à l’expression de la solidarité et au développement de la sociabilité. Mais l’installation dans le rural isolé ne constitue pas seulement un changement de cadre de vie plus propice et suffisant au bien-être familial ; elle s’accompagne généralement d’un projet de vie et de travail commun au couple - et par extension à la famille. “ On avait un projet très fort par rapport à nos enfants, on voulait que nos enfants fassent quelque chose avec nous. On voulait bâtir avec eux […] redonner vie à un endroit abandonné ” nous disait une personne récemment installée. 
L’adéquation toujours recherchée entre éthique et mode de vie, passe également par l’éducation des enfants qui se veut en opposition aux valeurs dominantes de compétition, le plus souvent associées à la ville par ceux qui l’ont fuie. Aussi, pour ce qu’il représente (individualisation, société de consommation) mais également à cause de ses désagréments (pollution, violence, stress) les parents ne souhaitent pas voir grandir leurs enfants dans un environnement urbain. Le cadre de vie et la nature constituent des éléments essentiels de cette éducation volontaire. Une mère ayant quitté la région parisienne il y a une dizaine d’années insiste sur l’importance d’ancrer l’éducation de ses enfants dans l’expérience. “ On voulait que nos enfants sachent faire. Qu’ils sachent faire du feu, qu’ils sachent comment naît un animal comment on le nourrit ” Sentir les saisons, reconnaître les arbres, côtoyer les animaux, respecter et vivre au milieu de la nature sont des paramètres importants de l’éducation, et constitutifs du bien-être en général. 
Placée au rang des priorités par la majorité des “ néos ”, la liberté des enfants ne passe généralement pas par le refus de l’école ; la scolarisation à l’école du village qui relève le plus souvent de l’évidence est jugée importante à plusieurs égards. En premier lieu, l’intégration et l’action sur le local passent par la scolarisation des enfants qui permet de maintenir l’école ouverte et ainsi de préserver un espace privilégié de rencontres entre les parents. Comme le soulignent D. Hervieu et B. Léger : “ En mettant leurs enfants à la communale, les “ marginaux ” d’hier renoncent peut-être à leur propre révolte contre le système scolaire, mais les “ installés ” d’aujourd’hui donnent, par ce biais des gages de leur engagement au côté d’une collectivité locale défendant son passé et son identité ” (1979 : 108). D’autre part, du fait de l’habitat dispersé, le contact entre les enfants est perçu comme nécessaire et les liens tissés entre les camarades d’école sont préservés dans la mesure du possible. Enfin, s’agissant du rapport à l’institution elle-même, plutôt que d’initier des structures d’éducation parallèles, les parents d’élèves ont investi l’école publique et ont d’une certaine façon contribué à la modeler suivant leurs attentes. Dans les trois vallées étudiées, l’école représente ainsi un lieu de sociabilité “ néo ” et un point de rencontre des différentes populations locales.

Conclusion

La notion de bien-être pourrait paraître restrictive pour rendre compte des aspirations et fins recherchées dans le changement de mode de vie qu’engendre l’installation en milieu rural. Car plus qu’une quête d’un bien-être, les « néo-ruraux » nous semblent vouloir donner signification et saveur à leur existence. Face à la ville qui continue à incarner la figure obscure, menaçante du mal-être, l’espace rural offrirait à ceux qui choisissent de s’y installer la possibilité d’un accomplissement personnel, fruit d’une véritable vision du monde qui présente une évidente dimension utopique. Tous en effet, nous l’avons suggéré, ne parviennent pas à faire passer l’utopie dans la réalité. Les Cévennes ne constituent pas un espace de tous les possibles, décontextualisé. De multiples paramètres sont à prendre en compte pour que le modèle de société qu’imagine la plupart des “ néos ” soit réellement mis à l’œuvre et ce d’autant qu’ils ne forment pas une communauté homogène mais un groupe traversé par des tensions internes à l’instar de la société englobante. La lutte pour le pouvoir est alors de mise, qu’il soit politique du fait de l’insertion croissante des “ néos ” dans les équipes municipales, économique à travers la concurrence entre producteurs ou culturel. L’éloignement, parfois même l’isolement, l’austérité des montagnes, la faible densité humaine, le manque de services et d’emplois sont autant de facteurs qui obligent à un effort d’adaptation et à une exigence à l’égard de soi. “ Pour vivre ici, il faut être fort ” disent souvent les “ néos ” qui savent que se donner une existence entrant en résonance avec leurs aspirations profondes et fidèle aux valeurs qui les guident repose sur un engagement personnel et une lutte pour inscrire leur projet dans la durée.


Castel R., 2002 [1995]. Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Folio. 
Gorz A., 1988. Métamorphoses du travail. Quête du sens, Paris, Galilée. 
Hervieu B., Viard J., 2001. L’archipel paysan, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube. 
Kayser B., 1990. La renaissance rurale, Paris, Armand Colin. 
Léger D., 1979. “ Les utopies du retour ”, Actes de la recherche en sciences sociales, n°29 : 46-63. 
Léger D., Hervieu B., 1979. Le retour à la nature. Au fond de la forêt, l’Etat, Paris, Seuil. 
Monde Initiative, 2003. “ Quitter la ville ”, n°21. 
Patry S., 2001. Migrations de nouvelles populations vers les zones rurales, Clermont-Ferrand, ENITA 
Rivière-Honneger A., 1998. “ L’installation récente de citadins en situation de précarité en Cévennes ”, Revue d’Economie méridionale, n°181-182 : 45-70.


[1] Selon B.Hervieu et J. Viard, d’un côté un tiers des campagnes voient leur population diminuer et surtout vieillir ; de l’autre côté un autre tiers des cantons ruraux enregistrent depuis vingt ans les plus forts taux de croissance démographique du pays » (2001 : 61)

[2 ] Selon le découpage établi par l’INSEE en 1996, les zones urbaines comprennent les pôles urbains, le périurbain monopolarisé et le périurbain multipolarisé, tandis que l’espace à dominante rurale comprend le rural sous faible influence urbaine, les pôles ruraux, le rural sous faible influence des pôles ruraux et le rural isolé. Voir Les campagnes dans leurs villes, 1998. INSEE-INRA.

[3 ] Cette définition restrictive de la néo-ruralité est conforme à ce que nous avons rencontré lors de notre enquête, le terme de « néo-rural » désignant toute personne active ou en âge de l’être qui a fait le choix de l’installation et qui défend un mode de vie et des valeurs spécifiques. Ainsi les retraités qui sont des non-actifs, les déplacés qui n’adhèrent pas à la ruralité et pour lesquels la campagne est seulement un cadre de vie agréable sont-ils exclus de la catégorie vernaculaire des « néos »

[4 ] Le caractère récent de l’installation (moins de 5 ans) n’est pas ici considéré comme un critère déterminant pour parler de « néos-ruraux » ou de « nouveaux » arrivants.

[5 ] De nombreux enseignants, animateurs ou éducateurs se sont formés après leur installation en Cévennes.

[6 ] L’absence de capitaux pour investir dans l’achat d’une propriété agricole ou de locaux et équipements techniques est un handicap majeur depuis la flambée des prix de l’immobilier et de la terre.