Urban design approaches to foresting the participation of children and teenagers in their everyday environments

Celida GOMEZ GAMEZ et Georgia BUTINA WATSON, Oxford Brookes University 

Les débats actuels sur le développement des enfants et des adolescents soulignent l’importance d’aborder leurs conditions politique, sociale et socio-économique dans leur environnement quotidien. Certains membres de l’UNICEF ainsi que des théoriciens et praticiens ont insisté sur la nécessité de développer des stratégies et des initiatives qui permettraient d’intégrer les enfants et adolescents aux projets influant sur leur mode de vie. Leur participation aux prises de décisions relatives à leur lieu de vie est donc devenue un point essentiel qui a alimenté de nombreux débats au fil des années ; c’est en effet un sujet crucial du point de vue de la citoyenneté, des besoins cognitifs et du développement des enfants et adolescents. La plupart des approches visant la participation des enfants aux projets et aux décisions concernant leur environnement quotidien sont pourtant parfois qualifiées d’approches technocratiques et hiérarchiques, qui ne présentent aucun avantage pour les besoins et intérêts des enfants et adolescents. Bien qu’elles aient peu à peu été remplacées par des formes de participation plus innovantes, certains aspects problématiques de ces approches doivent encore être abordés. 

Cette communication vise donc à présenter les approches de la représentation comme une méthode permettant d’encourager la participation des enfants et adolescents aux projets urbains. Ces approches ont permis d’analyser les différents sentiments d’insécurité, de marginalisation et d’exclusion des enfants et adolescents dans leur environnement quotidien, ainsi que leur capacité, en tant qu’acteurs urbains, à identifier les problèmes qui les entourent, à suggérer des améliorations et souvent à agir pour les résoudre. Des études de cas dans plusieurs pays industrialisés et en voie de développement ont permis de mieux comprendre les problèmes concernant la participation des enfants et des adolescents aux décisions urbaines locales. En Angleterre, les projets « Making Better Places » (de la CABE, Commission for Architecture and the Built Environment) et « Sim City Case Study » (du JCUD, Joint Centre for Urban Design), ont mis en place un forum de discussion pour les adolescents dans lequel ils peuvent faire part de leurs intérêts et de leur conception de la rénovation de certaines zones urbaines. À Guadalajara au Mexique, l’étude de cas de San Juan de Dios a encouragé la participation des enfants par le biais d’atelier spécialisés, dans lesquels ils ont pu s’exprimer par rapport à la rénovation et l’amélioration de leur environnement urbain. On peut considérer ces études comme des exemples à suivre ayant apporté de nombreux avantages. Premièrement, la participation des enfants dès leur plus jeune âge a permis de faire évoluer les représentations urbaines et de mettre en place des projets plus en accord avec leurs intérêts et leurs besoins. Les participants peuvent ainsi être informés en temps réel des nouvelles constructions pouvant affecter leur mode de vie ou celui d’autres groupes sociaux. De plus, ces études de cas ont permis d’identifier ce qui plaît aux enfants et adolescents en matière de conception urbaine et rurale : des rues accessibles, des places et des espaces verts, des aires de socialisation pour tous les membres de la société. On a ainsi découvert de nouveaux domaines dans lesquels la participation des enfants et de toute la population pourrait renforcer les caractéristiques de leur environnement. Enfin, la collaboration des enfants et adolescents avec de nombreux acteurs urbains et locaux tels que les autorités, les professeurs d’école et les architectes, a montré avec l’expérience qu’il était tout à fait possible de les faire participer à l’amélioration de leur vie quotidienne. On peut donc en déduire que les enfants et les adolescents peuvent et doivent jouer un rôle actif dans les décisions qui peuvent affecter leurs vies, car ce sont eux qui construiront les villes de demain. On pourra également identifier les différents aspects entravant leur participation. 

Cette communication conclut ainsi que malgré les avantages générés par l’application des approches de la représentation de l’espace urbain, il reste essentiel de mettre en application d’autres approches multidisciplinaires pour faire progresser la participation des enfants et adolescents dans les processus de décision, afin d’intégrer leurs droits et leurs besoins à leur environnement quotidien. C’est pour cela que l’analyse de leur participation nécessite de comprendre la complexité de leur développement mental et cognitif ainsi que leur vie urbaine, sociale et politique. Cette communication propose donc de considérer de nouvelles stratégies éducatives prenant en compte de nombreuses méthodes multidisciplinaires, telles que les approches de la représentation pour encourager les programmes de participation, grâce auxquels les idées des enfants et adolescents peuvent être entendues.