L’inquiétude en géographie : air du temps et transmission d’un savoir

Laurence Reynaud, doctorante à l’université de Poitiers, UMR 6588 "Migrations internationales, Espaces et Sociétés"

Nous nous proposons d’aborder deux principaux axes de réflexion. Dans le premier, il sera fait référence à l’individualisme postmoderne et la définition d’une « nouvelle » démocratie dans laquelle une géographie « critique, vigilante, humaniste », pour reprendre les termes de l’appel communication, aurait sa place. Trois éléments ont été isolés pour nourrir cette discussion : l’idée du vide, l’éthique et l’environnement. Le deuxième axe de réflexion, lui, tentera de mettre en avant les conditions d’une pensée critique en géographie en se basant, notamment, sur l’étude de manuels scolaires. 

La question centrale de ce texte est donc : comment la géographie sociale est-elle en mesure de répondre aux « questions vives » actuelles ? Par « questions vives », nous entendons les inquiétudes qu’une société éprouve à l’égard de sa qualité de vie, de sa santé… etc. Car la pertinence de la géographie sociale réside, en autre, dans une attention particulière portée aux lames de fond qui sillonnent la société et bouleversent ses valeurs, ses besoins, ses projets.