Espaces et sociétés aujourd’hui.


Rennes (35), du 21 au 22 octobre 2004

Appel à communications

Le colloque de 2004 sera le troisième organisé par l’UMR ESO « Espaces géographiques et sociétés » sur et autour de la géographie sociale. Il s’inscrit donc dans une continuité, celle de la référence au projet collectif de renouvellement de la géographie française affirmé au début des années 1980 et dont les événements les plus significatifs ont été le colloque de Lyon en 1982 et la publication du manuel « Géographie sociale » chez Masson en 1984. Les colloques précédents, « Espaces et sociétés à la fin du XXe siècle. Quelles géographies sociales ? » en 1996 et « Faire la géographie sociale » en 1999, revenaient sur les principes établis dans les années 1980. 
Celui de 2004 a autant pour objectif de redonner une identité à la géographie sociale que d’interroger l’inscription de la géographie sociale dans les sciences sociales, et plus particulièrement celles de l’action. En effet, depuis la création de l’UMR « Espaces géographiques et sociétés » en 1983, le contexte scientifique a profondément changé. Si aujourd’hui la géographie sociale est bien placée pour répondre à « la demande d’espace », force est aussi de constater que sa position peut paraître brouillée [1 ]. 

Dans les années 1980, inscrire la géographie dans les sciences sociales n’allait pas de soi, l’un des arguments avancés par ses détracteurs étant que la géographie sociale n’était rien d’autre que de la géographie humaine. Dès lors, il n’y avait pas lieu de différencier géographie culturelle, géographie sociale, et analyse spatiale, sinon à vouloir démembrer l’unité de la géographie. Dans un numéro critique de L’Espace géographique paru en 1986, Roger Brunet s’interrogeait sur le sens de la distinction qui aurait animé « les géographes sociaux ». 
Le changement de paradigme a été si net qu’aujourd’hui la géographie est définie comme la discipline spécialisée dans l’analyse de la dimension spatiale des sociétés, toutes spécialités de ladiscipline confondues. L’heure n’est plus à vilipender « le renversement de l’ordre des facteurs » cher à Renée Rochefort [2 ] ; il se dit que celui-ci fait désormais consensus... Dans le même temps,les géographes sont de moins en moins les seuls à étudier les espaces et à parler des territoires. Parmi d’autres, les apports théoriques des anthropologues à la compréhension de la territorialité humaine sont majeurs. Ceux qui se revendiquent de la géographie sociale trouvent plus souvent leur compte chez les sociologues et les anthropologues que chez leurs collègues géographes. 
Dès lors, que reste-t-il qui justifierait la fidélité au qualificatif « sociale » accolé à « géographie » et à l’état d’esprit qui accompagnait le renouveau du début des années 1980 ? Ne faudrait-il pas renoncer ? Le renoncement, plus subreptice que revendiqué, est d’ailleurs doublement favorisé par le contexte d’atténuation des débats sur les limites des disciplines et d’appel à la pluridisciplinarité, et par le fait que les géographes appartiennent de plus en plus à des générations qui n’ont pas eu à se mobiliser pour affirmer l’utilité de leur discipline, et, en corollaire, leurs convictions. 

Les apports des géographes se revendiquant de la géographie sociale ont eux aussi évolué.Les écrits produits à l’issue des deux précédents colloques [3 ] montrent bien qu’il ne s’agit plus de mobiliser de nouveaux indicateurs et d’élargir le champ de la discipline vers de nouveaux objets...même si les atlas sociaux gardent leur utilité en donnant à voir les inscriptions spatiales des inégalités sociales. Au lieu de les opposer, les pratiques de recherche interrogent les articulations et tensions entre espaces sociaux et espaces vécus, entre société et culture. 
En tant que médiateur social, l’espace est une composante de la société qu’il contribue à produire et reproduire. Il est le cadre d’enjeux de pouvoirs autant que de pratiques individuelles socialement construites. La géographie sociale, entendue comme géographie des sociétés qu’il s’agit de déchiffrer par la construction de sens, suppose des questionnements autour des processus et des formes de différenciations des espaces, autour de la production de territorialités dans le quotidien des pratiques spatiales, autour des régulations et donc de l’action publique, que celle-ci s’exprime dans les idéologies territoriales ou le bricolage des politiques sociales et des gouvernances locales.
Pour Hannah Arendt, l’action est l’activité humaine fondamentale qui correspond à la construction du rapport à l’autre : « Je propose le terme de vita activa pour désigner trois activités humaines fondamentales : le travail, l’œuvre et l’action. Elles sont fondamentales parce que chacune d’elles correspond aux conditions de base dans lesquelles la vie sur terre est donnée à l’homme. [...] La condition humaine du travail est la vie elle-même. [...] La condition humaine de l’œuvre est l’appartenance-au-monde. [...] L’action, la seule activité qui mette directement en rapport les hommes sans l’intermédiaire des objets ni de la matière, correspond à la condition humaine de la pluralité, au fait que ce sont des hommes et non pas l’homme, qui vivent sur terre et habitent le monde » [4 ]. L’action est donc l’activité politique par excellence. 
Dès lors, pour la géographie sociale, il s’agit de comprendre comment la relation à l’autre se construit dans l’espace, comment se reproduisent les positions sociales, comment se structurent et se reproduisent les groupes sociaux, comment les rapports de domination se jouent dans la dimension spatiale des politiques publiques. 

Les communications attendues seront suffisamment variées pour décliner une architecture théorique en trois temps : déconstruction des catégories, étude des raisons des sujets engagésdans l’action, décryptage des enjeux des politiques publiques. Le colloque suppose aussi de revenir sur la question du statut de l’espace et sur celle de la position du géographe face auxévolutions scientifiques et sociales. Ces communications relèveront donc de quatre entrées : 

1) Les catégories de l’action

La géographie sociale peut être pensée comme une géographie des inégalités, sensible aux relations entre rapports sociaux et rapports spatiaux. Mais comment sont aujourd’hui définies e tdélimitées les catégories du social et du spatial, comment les met-on en relation ? Avec quelles évolutions ? Comment analyse t’on par exemple les inégalités sociales dans les espaces ? Quel est l’impact des outils d’aujourd’hui (TIG et TIC) sur l’analyse et les catégories d’analyse ? Quelle appropriation de ces outils impulser, pour plus de participation ou plus d’inégalités... ? 

2) Les raisons des acteurs

Les textes présenteront des analyses de pratiques dans l’espace public permettant d’expliquer des phénomènes spatiaux, que ces pratiques soient le fait de comportements d’adaptation aux contraintes subies, ou, dans une perspective plus compréhensive inspirée de Weber, qu’elles expriment la marge de liberté de tout individu-acteur. Comment l’individu se construit en s’insérant dans un ou des groupes sociaux et dans son identité collective ? Sa gestion des rapports aux autres produit-elle du territoire ? Et qu’est-ce donc que ce territoire pour l’individu ? 

3) L’action publique telle qu’elle se dit et se fait

Le territoire est ici celui des élus et des institutions, du politique. Comment les découpages influencent-ils les espaces sociaux et les espaces vécus ? Quelles gouvernances et quels partenariats locaux sont mis en place, pour quels enjeux de pouvoirs et quelles sociétés ? Comment les discours sur les valeurs patrimoniales des lieux modèlent les dimensions symboliques attachées aux territoires ? Quelles sont les perceptions dominantes des risques et des vulnérabilités, des cohésions et de la durabilité ? Bref, en quoi l’action publique agit-elle en tant que reproductrice des sociétés et des inégalités ? 

4) Faire de la géographie sociale aujourd’hui

Cette quatrième entrée repose la question du colloque de 1999 : pourquoi faire de la géographie sociale aujourd’hui ? Et pourquoi tant de géographie sur les agendas politiques ? Quelles peuvent être les contributions spécifiques du géographe et quelle pédagogie peut-on imaginer pour une géographie critique, vigilante, humaniste... ? Des contributions de non géographes sont ici fortement attendues. 


[1 ] Laurent Cailly, La géographie sociale, Jacques Lévy & Michel Lussault (Dir.), Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, Éditions Belin, 2003.

[2 ] Renée Rochefort, Géographie sociales et sciences humaines, Bulletin de l’Association des Géographes français, 1963, nos 314-315, pp. 18-32.

[3 ] Robert Hérin & Colette Muller (Dir.), Espaces et sociétés à la fin du XXe siècle. Quelles géographies sociales ?, Les Documents de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen no 7, Actes du colloque de Géographie sociale, Caen,10 et 11 octobre 1996 ; Jean-Marc Fournier (dir.), Faire la géographie sociale aujourd’hui, Les documents de la MRSH de Caen no 14, Presses de l’Université de Caen, Actes du colloque de Géographie sociale, Caen, 1999.

[4 ] Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Calmann-Lévy, Collection Agora, 1994.


Comité scientifique : 

Raymonde Séchet, géographe, Université Rennes 2 
Rodolphe Dodier, géographe, Université du Maine 
Jean-Marc Fournier, géographe, Université de Caen 
Isabelle Garat, géographe, Université de Nantes 
Bertrand Montulet, sociologue, Facultés universitaires Saint-Louis, Bruxelles 
Joël Pailhé, géographe, Université Bordeaux 3 
Alice Rouyer, géographe, Université Toulouse 2 
Vincent Veschambre, géographe, Université d’Angers. 



Comité d’organisation : 


Raymonde Séchet, directrice de l’UMR 6590 « Espaces géographiques et Sociétés » 
Rodolphe Dodier, directeur du GREGUM – UMR 6590 ESO, Université du Maine 
Isabelle Garat, directrice du CESTAN – UMR 6590 ESO,Université de Nantes 
Vincent Gouëset, directeur du RESO –UMR 6590 ESO, Université Rennes 2 
Jean-Baptiste Humeau, directeur du CARTA – UMR 6590 ESO,Université d’Angers 
Rémi Rouault, directeur du CRESO – UMR 6590 ESO, Université de Caen.

 


Liste des communications

                Auteur (s)                                                                Communication                                       
Christophe Albaladejo & Isabelle DuvernoyL’agriculture dans la cité. Les nouvelles formes d’insertion territoriale de l’activité agricole dans le périurbain albigeois
Julien AldhuyConnaissances, intérêts de connaître et géographie sociale
Vincent Banos & Jacqueline CandauEmergence d’un espace public en milieu rural : jalons méthodologiques
Laurence Barnèche-MiqueuLe territoire, cadre d’action et ressources
Guy BaudelleInégalités sociales et cohésion territoriale
Pierre BergelLe renouvellement urbain en France : un objet pour la géographie sociale ?
Martine BergerMobilités résidentielles, mobilités quotidiennes. Une approche des déterminants sociaux des aires de déplacement en région parisienne
Didier BésingrandLes maires face à la mobilité résidentielle de retraite sur la façade atlantique française : variations entre bienveillance, indifférence et dédain
Gérald Billard & François MadoréL’essor des communautés résidentielle fermées en Australie : une remise en cause du modèle sociétal australien ?
Franck Bodin & Isabelle CollinL’accessibilité des lieux à vocation culturelle : Lille, capitale européenne de la culture en 2004
Emmanuelle Bonerandi & Myriam Houssay-HolzchuchLe public et le social : deux entrées pour interroger l’espace des sociétés
Salah BouchemalPratiques communautaires et rapports à l’espace en Algérie
Thierry Bulot & Vincent VeschambreSociolinguistique urbaine et géographie sociale : articuler la hiérarchisation des espaces et des parlures
Michel BussiGéocratie
Cristina Carballo & Brisa VarelaLa resignification sociale de l´espace de résistance. Les coupures des routes en tant qu’expression de protestation sociale en Argentine.
Franck Chignier-RiboulonL’apport de la géographie sociale à la politique de la ville
Laurent CoudertLe renouvellement urbain et social dans les quartiers péricentraux. Les cas de trois métropoles régionales : Nantes, Bordeaux et Toulouse
Olivier DavidTerritorialisation des politiques sociales et cohésion nationale : un mariage complexe !
Hervé DavodeauLes politiques publiques du paysage passées au crible d’une lecture de géographie sociale
Samuel DelepineDe la division sociale de l’espace à la ségrégation sociospatiale : Quelle légitimité terminologique pour le géographe ? L’exemple d’un quartier tsigane à Bucarest
Didier DespondsContribution des démarches prospectives différenciées au renforcement des logiques ségrégatives. Exploration dans l’aire d’influence de la « Ville Nouvelle » de Cergy-Pontoise
Yamna Djellouli & Christian PeltierDurabilité des pratiques agricoles et relations sociales à retisser en périurbain ? Le cas du Mans
François Duchêne & Julien LangumierQuartiers de main-d’œuvre intérimaire de l’industrie post-fordiste : L’implantation d’entreprises d’intérim dans le quartier de la Guillotière à Lyon
François Duchêne, Emmanuel Martinais & Christelle Morel-JournelRéflexions géographiques autour de l’objet « risque » et de ses déclinaisons environnementales
Marc Dumont & Christine RomeroL’individu dans ses mobilités. L’espace en tous sens
Iná Elias De CastroTerritorialité et institutionalisation des inégalités sociales au Brésil. Potentiel de rupture et de conservation de l’échelle politique locale
Lucine EndelsteinVisibilité du religieux et qualification de l’espace. L’exemple du judaïsme dans le XIXème arrondissement de Paris.
Fabrice Escaffre, Lionel Rougé & Paul de SorbierLes familles modestes dans la métropole toulousaine : la dialectique fixité-mobilité à travers le logement et les loisirs
Sebastien Fleuret & Raymonde SéchetGéographie sociale et dimension sociale de la santé
Catherine Fournet-GuérinLa géographie invisible de la ville : l’inscription des castes dans l’espace urbain à Tananarive
Jean-Marc FournierDes mobilités sociales et spatiales au capital spatial. L’exemple de l’élite argentine de Punta del Este en Uruguay
Marie-Christine Fourny & Damien DenizotLa prospective territoriale, révélateur et outil d’une action publique territorialisée ?
Laurent GagnolInterroger le trait d’union du socio-spatial à travers l’exemple des Touaregs de l’Aïr (Niger)
Edwige GarnierLa reterritorialisation de la population française d’Algérie ou comment conserver un particularisme culturel et identitaire
David GibandGéographie sociale ou géographie postmoderne ? Les formations socio-spatiales plutôt que les communautés dans l’étude des nouvelles dynamiques métropolitaines américaines.
Olivier GoréLa dimension sociale d’une exception culturelle régionale. Le fest-noz en Bretagne
Pernette GrandjeanEspace social et rapport à la terre dans les régions pionnières agricoles du Brésil
Maria Gravari-BarbasLa construction des patrimoine(s) africain(s)-américain(s) à Baltimore. Discours et stratégies d’acteurs et inscriptions socio-spatiales
Yves Guermond & Nicole MathieuPalestine : d’un espace sans identité à une identité sans espace
Fabien GuillotPratiques et rapports de force dissymétriques et inégaux. Réflexions sur les rapports sociaux à partir des relations frontalières
Catherine GuyDes habitants si (peu) présents.Temps étudiants et temps urbains
Stephen Hall« A Tale of Two Cities » : La régénération urbaine à Londres et à Birmingham
Robert HérinBénéficiaires de l’action publique exclus de la vita activa. L’exemple de la politique de la ville
Vincent Kaufmann & Christophe JemelinLa motilité, une forme de capital permettant d’éviter les irréversibilités socio-spatiales ?
Régis KeerleActeurs et structures en géographie sociale :l’analyse du sport en questions
Xavière LanéelleMobilité Pendulaire et identité territoriale
Lionel LaslazL’action publique et les Parcs Nationaux français : discours d’acteurs et instrumentalisation politique des conflits en zone centrale du Parc National de la Vanoise (Savoie)
Boris LebeauLes apports de la géographie sociale en matière de coopération intercommunale
Eric LeclercL’invention d’une diaspora indienne : enjeux politiques et sociaux
Olivier LegrosLes formes de structuration sociale et politique liées aux opérations d’équipement : l’exemple des quartiers non réglementaires de Dakar et de Tunis
Ludivine LemoineNouvelles pratiques sportives, nouveaux territoires urbains : l’exemple de la pratique du roller à Rouen
Alain Léobon & Louis-Robert FrigaultLes usages d’internet par la population homosexuelle à des fins de rencontres, face à une géographie des espaces de visibilité et de rencontre « en face à face », en France et au Québec
Frédéric LescureuxMultifonctionnalité et re-territorialisation des agriculteurs. Le cas de la région des Monts de Flandre
Sylvie Letniowska-Swiat, Mathieu Delanoy, Sylvie Coupleux & Jean-Pierre RenardIntégration paysagère, intégration territoriale des nouvelles formes d’habitat social dans le Pas-de-Calais
William Le GoffPrivatisation et ethnicisation des politiques du logement en Grande-Bretagne (1960-2004)
Stéphanie LimaGéographie sociale, territoire et limite. Pour une dé/reconstruction des notions
Salma Loudiyi, Valérie Angeon, & Sylvie LardonCapital social et développement territorial : quel impact spatial des relations sociales ?
Tassadit Mefidene & Assia LouniciLa mise en mots de l’espace urbain algérois
Patrice MeléConflits et controverses : de nouvelles scènes de construction territoriale ?
Béatrice MésiniDes mondes en volition
Solange Montagné-VilletteLa Seine Saint-Denis face au RMI-RMA
Samuel PerigoisPolitiques patrimoniales, acteurs et enjeux identitaires : application à des petites villes iséroises
Christian Pihet« All politics is local » : système de santé et gestion locale, les Etats-Unis, un exemple exceptionnel ?
Benoît RaoulxLes médias, un champ de recherche et d’intervention en géographie sociale
Laurence ReynaudL’inquiétude en géographie : air du temps et transmission d’un savoir
Fabrice RipollIntroduire l’espace dans l’étude de l’action collective et des mouvements sociaux : de la question « où ? » aux théories de l’acteur
Dominique RivièreLa Région entre identités et inégalités
Marcel Rousset-DeschampsIntercommunalité et construction des capacités collectives d’action dans l’espace intramétropolitain parisien
Alice Rouyer & Lucie RumeauDispositifs gérontologiques locaux et territoires : un rapport en mutation
Catherine SélimanovskiLes politiques publiques de traitement de la pauvreté à l’épreuve du territoire
Gilles SelleronDe l’espace géographique à l’espace social : une intégration spatio-temporelle en cours de construction sur un front pionnier du Guatemala
Nora SemmoudLa recevabilité sociale du projet urbain
Anne SgardMémoires et territoires. L’exemple des sociétés et territoires de montagne
Corinne SiinoLes catégories du social et du spatial interrogées par le chômage 
Frédéric TessonQuand le politique parle du territoire, c’est pour le fabriquer : utilité scientifique et vertus pédagogiques de la géographie sociale pour comprendre la relation du politique à l’espace
Philippe ThiardVal-de-Reuil et Louviers : deux sociétés urbaines locales pour un projet ; ou la difficile justification sociale du contrat de l’agglomération Seine-Eure
Camille TianoAction publique et symbolique urbaine
Martin VanierL’interterritorialité : pistes pour hâter l’émancipation spatiale
Hervé Vieillard-BaronLe "terrain" et la "proximité" en questions
Vincent VeschambreL’approche dimensionnelle de l’espace : pour une géographie (sociale) de plain pied dans les sciences sociales
Laurent VialaPour une nouvelle géographie urbaine critique. Contribution à l’assise épistémologique et théorique de la géographie sociale
Philippe ViolierLes 3T : le territoire, le touriste, le technicien
Djemila Zeneidi-Henry« Ce n’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue qui est à nous ». Pour une autre lecture de l’espace à partir des modes d’appropriation des espaces publics par les sans domicile fixe