Édito mars 2020

Chèr.e.s collègues,

À l'issue d'une première semaine vécue « autrement », je mesure ce qui constitue notre collectif au-delà des murs, par le téléphone, par le mail, par des initiatives lancées par les un.e.s et auxquelles d'autres s'agrègent spontanément et à leur manière (EsoCovid-19 par exemple), par le contact avec nos tutelles. Certes, nous assurons une continuité d'activité, notamment au service des étudiant.e.s, stagiaires, doctorant.e.s, pour honorer notre fonction publique. Mais cette période à durée indéterminée nous met surtout à l’épreuve de nos routines et de nos conditionnements : ne constitue-t-elle pas aussi une opportunité pour (re)penser notre place dans cette fonction publique ? et pour nous réajuster aux autres et au monde ? quelle éthique dans la crise ? Nouveauté, communication, créativité mais aussi temporisation, suspension, écoute, réception, respiration… en fonction de nos conditions de vie personnelles bien entendu.

C'est pourquoi, tout en poursuivant les missions et responsabilités qui m'incombent à la direction de l'unité, je resterai très attentive à vos aspirations à « faire des recherches autrement » et à vos démarches de « mise en commun » pendant cette période : informations documentées, retours d’expérience, échos d’autres régions du monde... N'hésitez pas à vous saisir des ressources de l'UMR pour cela, dans l’ensemble des sites d’ESO.

Bien à vous,

 

 

Emmanuelle Hellier