• Pour leur deuxième édition, ces Rencontres se dérouleront les 4 et 5 février 2021 à Rennes.En s'appuyant sur les réseaux existants (Commission Santé du Comité National Français de Géographie CNFG, axe Santé et Territoires du Collège International des Sciences du Territoires CIST, Revue Francophone sur la Santé et les Territoires), ces rencontres sont ouvertes à l’ensemble des personnes intéressées par les liens entre santé et territoire et ceci quels que soient leur profil (« jeunes » chercheurs...


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  • La Manche est un département à part dans le contexte de la Normandie. Il possède une identité spécifique, reflet de l’importance du littoral (355 km de côtes), de l’importance et de la diversité des systèmes agricoles, de la densité du semis des bourgs et des petites villes. Saint-Lô, la préfecture, et Cherbourg, la grande ville portuaire, dominent la hiérarchie urbaine. Cette mosaïque de photos rend compte de cette diversité des paysages et des activités.


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  • Depuis leur apparition, les musiques hip-hop sont soumises à des questionnements relatifs à leur «légitimité» et leur «authenticité». Pendant longtemps, journalistes et chercheurs se sont contentés d’observer ces musiques comme une expression «authentique» de populations en marge des agglomérations urbaines, qui se trouverait légitimées par un passage hypothétique du «ghetto» aux grandes institutions culturelles. Pourtant, les logiques qui structurent les musiques hip-hop et guident leur reconnaissance...


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  • La recherche académique en France dont l’objet porte sur le surf début dans les années 1990 à la faveur des travaux de Jean-Pierre Augustin (Surf Atlantique, les territoires de l’éphémère, paru en 1994-MSHA). Si, progressivement, les recherches se multiplient et les regards disciplinaires sont de plus en plus variés (géographie, sociologie, anthropologie, économie notamment), il est utile de « faire le point », plus de deux décennies après les travaux initiatiques précités. Actuellement dispersée...


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  • Ce rapport ambitionne d’exprimer un positionnement de la recherche en SHS, bien sûr ancré dans la conjoncture. Il a été rédigé entre le moment où la France sortait de son premier confinement et le moment où elle était déjà entrée dans la seconde vague de la Pandémie (mai-novembre 2020). Les points qu’il aborde sont ceux d’une recherche en train de se faire, évolutive par nature. L’autre caractéristique saillante de ce rapport, coordonné par Marie Gaille et Philippe Terral, est la démarche sur laquelle...


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  • Dans les franges urbaines, en marge des centralités métropolitaines, les populations réagissent à leur manière aux difficultés posées par l’urbanisation contemporaine, quitte à se démarquer de cadres institutionnels qui ne répondent souvent que par de simples ajustements. L’étude de ces formes d’organisations spatiales et politiques est l’objet de cet ouvrage. Les divers cas présentés rendent compte de ruses et d’« arts de faire » qui permettent aux résidents de définir des modes d’habiter détournant...


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  •  Motion du Conseil d’unité ESO – 09/12/2019Reprise de la motion des section 11 et 23 du CNU« ESO rappelle son attachement aux missions nationales du CNU, instance garante d’équité, d’impartialité, d’expertise et de collégialité dans l’évaluation des différents aspects de la carrière des enseignants-chercheurs. ESO s’alarme de certains éléments évoqués dans les rapports préalables au futur projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche : la suppression de la procédure de qualification...


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  • Le patient est souvent considéré comme un consommateur de soin, mais il n’est pas uniquement cela, pas plus qu’il n’est un simple malade pris en charge. Le patient est un acteur essentiel du soin. Depuis les années 2000 en France, les orientations des politiques publiques (Loi 2002, loi HPST, Loi Santé), les activités de divers acteurs institutionnels (dont la HAS), professionnels engagés ou associations de patients valorisent et facilitent l’engagement des patients.Dans le cadre de l’appel à une...


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  • Ce numéro spécial de Géographie et Cultures intitulé "Spatialités et pratiques funéraires" interroge la thématique de la mort dans sa dimension spatiale. Celle-ci s'inscrit dans la continuité des réflexions engagées par R. Bertrand (1991) et G. Di Méo (2010) qui insistent sur la richesse et la fécondité d'une telle approche en géographie. En effet, la mort n'est pas seulement un point de rupture biologique correspondant à la fin de vie, elle est aussi, et surtout, un processus social qui engage...


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  • Dans un contexte de concurrence accrue entre les territoires, le développement territorial et la mise en réseau sont édifiés comme des enjeux majeurs à de nombreuses échelles politiques et administratives. À ce titre, le colloque questionne l’inscription spatiale des dynamiques relationnelles et leurs rôles dans les trajectoires des territoires. La diversité des acteurs qui prennent part au développement interpelle les modes de gouvernance. La société civile et les structures de l’économie sociale...


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  • Les Journées Doctorales en Paysage visent à rassembler des doctorant·es et de jeunes chercheur·es dont les travaux portent sur le paysage, selon des approches disciplinaires variées. Elles permettent de constituer un état de l’art des travaux de recherche relatifs au paysage. Les échanges interdisciplinaires y sont favorisés, ainsi que les confrontations de points de vue et de méthodes. Durant ces deux jours, les doctorant·es et jeunes chercheur·es dont la communication aura été sélectionnée présenteront...


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Espaces et SOciétés (UMR 6590)

ESO – Espaces et Sociétés – a été créée au début des années 1980 à l’initiative de chercheurs ayant une solide expérience de collaboration acquise notamment dans l’ATP CNRS « Changement social ». Elle regroupe cinq sites localisés à Angers, Nantes, Caen, Le Mans, et Rennes. 

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Édito janvier 2021

Circulations

L’imbrication du social et du spatial s’incarne dans les phénomènes de circulations des populations ; les recherches sur les mobilités quotidiennes ou sur les processus migratoires en sont de bonnes illustrations : parcours situés des individus, hybridation de l’identité sociale en lien avec les lieux traversés et habités, modes de déplacement liés au rapport à l’espace aménagé… Dans une approche dynamique, on pourrait dire aussi que les circulations nous prennent au « piège » de leur développement, en transcendant un grand nombre de frontières poreuses.

À l’heure où les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé s’apprêtent à investiguer en Chine sur les potentiels facteurs et lieux originels de la pandémie de Covid-19, une thèse développée par les chercheurs est celle de la transmission de zoonoses de la chauve-souris via des hôtes intermédiaires (civette pour le Sars-Covid1 en 2003, dromadaire pour le Mers en 2012)1. Même si les chercheurs n’ont pas encore identifié formellement l’espèce hôte intermédiaire pour le Sars-Covid2, biologistes, épidémiologistes voire écologues analysent le phénomène du franchissement de la barrière d’espèces par les virus comme la résultante de la mise en contact potentiellement risquée d’espèces qui n’auraient pas dû se côtoyer ; en cause, d’après eux, la déforestation excessive pour la mise en culture, l’extension des infrastructures ou l’urbanisation2. Selon cette thèse des effets collatéraux et systémiques de la perturbation des écosystèmes, d’autres pandémies pourraient donc émerger de bien des aires géographiques où la déforestation sévit.

En outre, le phénomène de massification des mobilités, de leur fluidité sur longue distance explique la diffusion accélérée et généralisée de la pandémie, et aujourd’hui la difficulté à la juguler sans entraver un minimum d’échanges. La mobilité de longue distance est donc ainsi réellement devenue un point nodal, stratégique, des enjeux que font peser les modes de vie actuels sur nos modèles de développement.

C’est sur cette idée que j’aimerais poursuivre l’édito, pour l’ouvrir sur un débat qui risque de nous agiter en tant que chercheur-se et citoyen-ne : celui des enjeux de mobilité longue ou moyenne distance, réalisées par avion. La réflexion éthique et pratique nous est proposée en tant que laboratoire de recherche par le labo1point5, association pilotée par deux chargés de recherche CNRS et InRAe, soutenue dans le cadre d’un appel CNRS à diminuer l’empreinte écologique des activités de recherche (https://labos1point5.org/). Au sein des postes de dépenses et d’émission de GES (isolation des bâtiments, matériel de laboratoire, consommables…), se trouvent les trajets longue distance en avion pour congrès et missions de terrain. Le recul de ces mobilités impliquerait de diminuer la fréquence d’investigation d’une partie des terrains, le suivi de programmes, de conventions et de doctorats, les interactions avec des groupes de collègues et la friction à l’altérité des cultures et des personnes, ce qui pose un problème de qualité et d’ambition de pratique professionnelle. La question éthique et déontologique est bien de déterminer où il est pertinent de mettre le curseur en termes de « rationalisation » des déplacements longue distance. La question se pose par rapport aux opportunités offertes par la mondialisation et par rapport à l’alternative des réunions à distance. Les interactions humaines et sociales n’étant pertinemment pas les mêmes par les outils de visio-conférence, l’activité de recherche s’en trouve modifiée, et du point de vue de l’émulation collective, dégradée.

Au total, pour concevoir une transition vers un optimum de qualité de nos environnements – qui contiennent notre vie en société, il est nécessaire de déterminer à plusieurs échelles et collectivement quelle place peuvent tenir nos mobilités. Il n’existe pas à proprement parler d’espace public international de régulation (les Accords de Paris de 2015 sont eux-mêmes pris en défaut par la non-participation de plusieurs grands pays) ; les contradictions internes entre préservation des emplois et conversion vers d’autres activités/mobilités ne sont pas simples à dépasser. Commencer par se donner des règles collectives dans nos sphères professionnelles est-il un premier pas ? Et réclamer simultanément en tant que citoyen.ne de la part des instances une régulation des intérêts économiques en jeu dans les circulations de personnes, au profit d’un bien commun supérieur, en est-il un autre ?

 

Emmanuelle Hellier

1 Étienne Decroly, Le Journal du CNRS, octobre 2020

2 Gilles Boeuf, France Culture, mars 2020

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Maison de la Recherche en Sciences Sociales
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